Violon et harpe pour un presbytère

La fabrique de Maskinongé songe à vendre son... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

Agrandir

La fabrique de Maskinongé songe à vendre son presbytère.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Entre ses pratiques individuelles, ses répétitions officielles et les nombreux concerts qui le mènent partout au Québec et même ailleurs, le violoniste Antoine Bareil cultive un autre intérêt, celui de l'histoire et de la généalogie. La quête de ses racines l'a mené à s'intéresser plus particulièrement à la municipalité de Maskinongé et avec sa musique, il souhaite contribuer à la survie du presbytère de l'endroit.

Le violoniste trifluvien Antoine Bareil a découvert que... - image 1.0

Agrandir

Le violoniste trifluvien Antoine Bareil a découvert que sa lignée ancestrale est enracinée à Maskinongé.

Le musicien trifluvien a commencé à s'intéresser à sa généalogie il y a trois ans. «Je devais souvent épeler mon nom, et les gens me demandaient souvent d'où il provenait», raconte le trentenaire qui a découvert que le pionnier Bareil, Jean-Pierre, était un soldat français arrivé dans la décennie 1750 pour participer à la Guerre de la Conquête. «Il faisait partie du Régiment de la Reine. J'ai trouvé son acte de naissance dans les archives du département du Tarn. Il écrivait son nom Vareilhes», précise-t-il.

Le pionnier s'est établi à Saint-Justin et son fils Alexandre s'est construit à Maskinongé, sur le rang du Pied-de-la-Côte. La lignée d'Antoine Bareil est demeurée dans ce village jusqu'à la génération de son arrière-grand-père.

«J'ai développé un intérêt pour ce village-là. Je me suis mis à fouiller l'histoire de la paroisse et de ma famille. J'ai trouvé le contrat de construction de la maison d'Alexandre, au Pied-de-la-Côte, qui n'existe plus», donne-t-il comme exemple pour illustrer l'étendue de ses recherches.

Antoine Bareil a aussi découvert qu'un de ses aïeux, Gilbert, a habité le premier presbytère de Maskinongé, qui avait été vendu lors de la construction de l'église et du presbytères actuels. «Il a été le deuxième propriétaire privé à l'habiter», indique-t-il.

Comme plusieurs paroisses un peu partout au Québec, celle de Maskinongé doit composer avec des frais d'entretien de ses bâtiments qui ne sont pas compensés par des revenus équivalents. La vente du presbytère actuel de Maskinongé a été évoquée plus tôt cette année, et le diocèse de Trois-Rivières a accordé son autorisation à la démarche. La Municipalité ne s'est pas montrée intéressée à l'acquérir, comme l'auraient souhaité certains paroissiens. Le dossier est présentement en suspens.

Antoine Bareil se désole devant la possibilité que cet immeuble patrimonial puisse être totalement dénaturé. «Ça fait partie de notre histoire collective. Je trouve dommage que petit peu par petit peu, on démolisse des pans de notre histoire», formule le musicien qui ne cache pas l'influence de Fred Pellerin sur ses préoccupations. «Nos villages ont une âme, une histoire. C'est dommage qu'on les néglige; il faut revitaliser ces endroits qui ont déjà été pleins de vie», plaide-t-il.

Le violoniste imagine une nouvelle vocation pour le presbytère, en ne rejetant pas nécessairement l'idée d'un volet commercial. L'aménagement d'une petite auberge ou d'un café avec une section qui mettrait en valeur l'histoire et le patrimoine de l'endroit et de Maskinongé en général pourrait être intéressant, lance-t-il.

Le musicien arrête là ses réflexions et se concentre sur ce qu'il peut faire pour sensibiliser la population et soutenir financièrement la fabrique de Maskinongé. Avec son épouse, la harpiste Valérie Milot, il offrira un concert bénéfice le dimanche 7 décembre à 14 h à l'église de Maskinongé au profit de la fabrique. Le couple proposera un répertoire de musique de Noël, notamment tiré de son album Around Christmas, paru en 2012.

L'historien Clément Plante ponctuera des blocs de pièces musicales par des interventions axées sur l'histoire de Maskinongé. Les billets au coût de 20 $ peuvent être réservés au presbytère (819 227-4938), à la caisse (819 227-2351) ou achetés à la porte.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer