L'Espionne russe à Shawinigan

L'auteur-compositeur-interprète d'origine acadienne présentera sa musique ce samedi... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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L'auteur-compositeur-interprète d'origine acadienne présentera sa musique ce samedi 8 novembre à 20 h à la Maison de la culture Francis-Brisson du secteur Grand-Mère de Shawinigan.

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) On connaît peut-être davantage le succès radio Espionne russe que son créateur et interprète, Joseph Edgar. Pourtant, cet Acadien de Moncton maintenant établi à Montréal en est à son cinquième album solo. Il présentera le produit de sa multitude d'influences samedi à la Maison de la culture Francis-Brisson de Shawinigan.

Officiellement nommé Marc Joseph Edgar Poirier, le néo-brunswickois a toujours été attiré par plusieurs formes d'art. «J'étais dans le programme de musique à l'école, je chantais dans des chorales d'église et d'école, j'ai appris la trompette, je faisais du dessin et j'écrivais des poèmes», énumère-t-il en parlant de ses années de jeunesse et d'adolescence. Plus tard, il allait aussi écrire des pièces de théâtre, et un autre plus tard, il allait lui-même dessiner les animations de son vidéoclip Espionne russe.

C'est par les mots que la chanson est venue pour celui qui était connu sous le nom de Marc Poirier. «J'ai publié un recueil de poésie à 19 ans, en 1993, et j'ai commencé à participer à des soirées de poésie où il y a avait aussi des musiciens. J'ai commencé à chantonner mes poèmes, et l'idée est venue de faire des chansons», raconte celui qui a cofondé un premier groupe, Symétries.

«Ça a duré à peu près deux ans. Des cendres de ce groupe est né Zéro Degré Celsius, qui a duré à peu près dix ans», poursuit-il. Ce groupe qui a lancé un premier album en 1995 greffait sa langue chiac au courant d'influence grunge de l'époque. Le legs de la formation comprend des titres comme Peticodiac et Marie-Madelon. À la dissolution du groupe, après une petite période d'hésitation, l'appel de la musique s'est fait tout aussi pressant pour Marc Poirier. Il était temps de passer au solo.

«Comme il y avait beaucoup de Marc Poirier, j'ai pris mes deux autres prénoms, Joseph Edgar, comme nom d'artiste pour ma carrière solo. Zéro Degré Celsius était plus de l'époque grunge, on était cinq, avec un gros son. En solo, j'ai épuré. Mon premier album était seulement voix et guitare», relate celui qui a lancé son premier opus, La lune comprendra, en 2004. Quatre autres ont suivi, en 2006, 2009, 2012 et 2014.

Si on peut surtout percevoir des influences folk et acadiennes sur son dernier album, comment le principal intéressé décrit-il sa production? «Ma mère écoutait du Nana Mouskouri, du Pat Boone et du classique. Mon père du Elvis Presley et du Roy Orbison, et mes cousins aimaient le punk comme les Sex Pistols et The Clash. Moi, j'aimais tout cela! Toutes ces couleurs viennent se greffer dans ma musique», commence-t-il.

«Je ne m'assois pas en me disant: "Tiens, je vais composer une chanson''. À un moment donné, j'ai un flash. Les chansons viennent documenter ce que je vis, les albums sont un peu comme un journal de bord des deux dernières années de ma vie», poursuit-il.

Dès l'époque de Zéro Degré Celsius, Joseph Edgar a pu jouer un peu partout au Canada et en Europe, en première partie d'autres groupes ou lors de festivals. Pour ses trois premiers albums solo, l'auteur-compositeur-interprète dit avoir «plus tourné en France et en Suisse qu'au Québec». Mais le succès commercial de son plus récent album, Gazebo, lancé en janvier dernier, ouvre les portes à plus de spectacles au Québec.

«En août, j'ai fait 35 spectacles en 24 jours, dont dix jours en Bretagne», dit-il. Du 1er au 10 août, il était en effet au Festival interceltique de Lorient, en France, et le reste du mois, il a assuré les premières parties d'une tournée d'Yann Perreault en plus de faire ses propres spectacles, parfois le même jour.

Samedi à Shawinigan à 20 h, le chanteur présentera son spectacle en formule duo avec le multi-instrumentiste Alexandre Pépin. «Comme on est deux, on a été obligé de revisiter des chansons. Mais c'est bien comme ça. Moi je dis que l'album c'est un trip et le spectacle, c'est un autre trip. On donne une autre vie aux chansons, qui continuent à évoluer bien après qu'on les ait enregistrées», conclut-il.

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