Maxime Landry en auteur-compositeur

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Maxime Landry présente un premier album en tant qu'auteur-compositeur, révélant son attachement à la musique country.

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Après avoir chanté dans la chorale paroissiale de l'âge de six à douze ans, c'est dans les bars que Maxime Landry a commencé sa carrière d'interprète en puisant notamment dans les répertoires de la famille Daraîche, de Marcel Martel, de Shania Twain et de Garth Brooks.

Quinze ans plus tard, le chanteur originaire de Saint-Gédéon-de-Beauce revient à la source en présentant son premier album en tant qu'auteur-compositeur-interprète, un album à saveur résolument country.

«Le disque s'appelle 3e Rue Sud. C'est la rue où j'ai grandi. Il n'y pas un autre titre qui aurait pu mieux annoncer que c'est un retour aux sources», observe le sympathique artiste, volubile et généreux en entrevue.

«J'ai chanté dans les bars entre 12 et 21 ans. Je pouvais faire trois shows par semaine, dans un rayon d'environ 200 kilomètres, jusqu'à Québec ou Lac Mégantic. Je chantais sur des trames et je m'accompagnais au piano ou à la guitare», détaille-t-il quand on s'étonne de cette précocité dans le circuit des bars.

En 2009, Maxime Landry remportait la quatrième édition de Star Académie. Son premier album, Vox pop, était lancé le 1er décembre de cette année-là. Ce disque regroupait 10 reprises et quatre chansons originales écrites par Lynda Lemay et Michel Rivard. Deux ans plus tard, un second album naissait, entièrement composé par Lynda Lemay à l'exception de deux textes signés par le chanteur lui-même. Un album de Noël a suivi en 2013.

En entreprenant la création d'un quatrième album, Maxime Landry s'est appuyé sur la confiance que lui avait manifestée Lynda Lemay en le faisant chanter ses compositions à lui à l'Olympia de Paris, et a décidé de révéler son côté auteur-compositeur jusque-là peu mis en valeur. Pour ce qui est du style, l'orientation country n'était pas précisément identifiée. «C'était ma carte de visite en tant qu'auteur-compositeur. J'y suis allé d'instinct.»

«Le country, j'ai ça dans la voix. Quand on a fait l'album de Noël, le réalisateur Scott Price me disait souvent que ça sonnait country, alors qu'on devait faire quelque chose de plus classique... Quand je chante du country, c'est naturel, je n'ai pas besoin de penser. Donc quand je compose, les mélodies et la manière de chanter sont influencées par le country», analyse-t-il. C'est Scott Price qui a aussi réalisé 3e Rue Sud, qui inclut des duos avec Laurence Jalbert, Paul Daraîche et René Martel.

«Il y a une espèce de pudeur des gens à aimer le country; les gens sont gênés de dire qu'ils aiment ça. Mais dans mes spectacles, quand je fais mon segment country, les gens sont debout et chantent avec moi. C'est une musique proche des gens et vraiment rassembleuse», commente celui qui a partagé la scène avec Paul Daraîche pendant deux ans de tournée et qui a gravé un duo sur un album de ce dernier et un autre sur un disque de Renée Martel.

«Laurence Jalbert est devenue une amie. On s'est connus sur la tournée de Paul Daraîche et on s'est croisés sur plein de shows comme Les stars chantent Noël ou Hommage à Willie Lamothe. Elle a une voix qui me fait pleurer! On dégage une belle énergie, les deux ensemble», commente Maxime Landry en parlant de celle avec qui il chante Requiem d'un soir d'orage, une adaptation qu'il a faite de Whiskey Lullaby, popularisée par Brad Paisley et Alisson Krauss.

Le chanteur parle aussi avec beaucoup d'émotion de sa chanson en duo avec Renée Martel, Si tu le croises un jour. «Renée me raconte toujours plein d'histoires. Elle en a vécu des choses, dans sa vie; ça n'a pas toujours été facile, et elle est encore solide. L'autre personne qui me racontait autant d'histoires, comme ça, c'était mon grand-père», commence-t-il en évoquant comment il se rendait chez celui-ci, après l'école, alors que ses parents étaient occupés au restaurant qu'ils tenaient à même la maison familiale.

Maxime Landry a développé un lien très proche avec ce grand-père qui est décédé en janvier dernier. Le chanteur avait d'abord écrit cette chanson en pensant à son père, qui s'est enlevé la vie il y a une dizaine d'années. Le décès de son cher grand-père et le lien entre les histoires qu'il lui racontait et celles que lui raconte Renée Martel l'a incité à demander à la grande dame de la chanson country de chanter Si tu le croises un jour avec lui.

Ayant pris goût à l'écriture, Maxime Landry évacuera aussi une partie du deuil de son père en publiant un roman inspiré de cet épisode de sa vie, et qui en a influencé le cours, en quelque sorte. La sortie du roman est prévue en février 2015.

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