Une musique riche qui parle aux tripes

Le bluesman montréalais Martin Goyette fera profiter le... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le bluesman montréalais Martin Goyette fera profiter le public de sa passion et de sa connaissance profonde de la musique blues dans le cadre de son spectacle présenté au Centre culturel Pauline-Julien le 8 novembre prochain.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

Bessie Smith, vous connaissez? Robert Leroy Johnson, alors? Hudson Whittaker? Ce sont là des noms plus familiers aux férus de blues ou aux bluesmen comme Martin Goyette qui sera en spectacle au Centre culturel Pauline-Julien, de Trois-Rivières, le 8 novembre prochain.

Sur son album, Sweet Warm Jelly, ces artistes figurent en bonne place comme on devrait les retrouver dans le spectacle. Ce n'est pas parce qu'il veut impressionner le public que le musicien montréalais de 36 ans inclut ces noms parmi ses favoris, mais parce qu'il a fouillé l'histoire du blues et choisi des artistes qui ont véritablement marqué l'évolution de cette musique.

Avant même ces critères historiques, le premier, celui qui fait foi de tout, c'est l'impact primaire de la musique sur lui. Goyette a une relation carrément viscérale avec le blues.

«Pour moi, c'est une musique de passion, explique-t-il. Ça se passe au niveau du feeling et ce qui a fait que ça continue de me passionner, c'est que le blues véhicule toute la gamme des émotions. Les gens associent souvent le blues avec la tristesse, mais c'est tellement plus large que ça. J'ai découvert le blues au Festival de jazz de Montréal et dès lors, j'ai été mordu. Pendant sept ou huit ans, je suis allé systématiquement voir tous les spectacles sur la scène blues. C'est une musique qui vient vraiment me chercher profondément.»

Cette passion se reflète désormais sur sa propre scène où le chanteur établit un véritable dialogue avec ses musiciens, d'une part, mais avec le public également. «Mon groupe et moi, on se produit aussi bien devant des foules de quelques milliers de personnes comme au Festival de jazz de Montréal l'été dernier que dans des petites salles intimes comme au Centre culturel Pauline-Julien. Je suis particulièrement à l'aise devant des publics moins imposants: on peut vraiment entrer en contact avec les gens et les entraîner dans toutes sortes de directions.

Sans se vanter, on peut dire qu'il n'y a pas beaucoup de publics qui nous résistent. Les gens se sentent avec nous sur scène. Moi, j'implique le public: ça ne me gêne pas de prendre une pause pour expliquer ce que représente telle ou telle chanson pour qu'il l'apprécie davantage.»

Sa passion l'ayant amené à potasser le sujet en profondeur, Goyette connaît bien les nuances entre divers types de blues. Comment celui de Memphis se différencie du fameux Chicago Blues ou de celui de Saint-Louis.

«Le blues n'est pas inscrit dans notre culture comme il l'est chez les Américains et on ne connaît pas aussi bien les fondements de cette musique souvent perçue comme simpliste. C'est intéressant d'éclairer les amateurs sur les nuances entre les styles et même entre les musiciens. Robert Leroy Johnson, c'est un gars qui se promenait de ville en ville en sautant dans des trains de marchandise. C'est carrément sa vie qui se retrouve dans ses chansons et on ne peut pas les interpréter ou les comprendre de la même façon quand on sait ça.»

«Dans l'ensemble, poursuit Martin Goyette, notre spectacle survole plusieurs époques, styles et grandes influences qui ont marqué cette musique qui est à l'origine de plusieurs autres comme le rock and roll ou le soul.»

Pour sa part, en tant que Québécois du XXIe siècle, il apporte au blues qu'il interprète par le chant et l'harmonica, un côté plus léger. «Je vais chercher le côté joyeux des chansons qui racontent parfois les conditions de vie difficiles d'une certaine époque, mais qui recèlent souvent un côté humoristique qui permettait à ceux qui les chantaient d'oublier leur vie misérable.

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