• Le Nouvelliste > 
  • Arts 
  • > Culture Mauricie procède au lancement de sa rentrée littéraire 

Culture Mauricie procède au lancement de sa rentrée littéraire

Eveline Charland, coordonnatrice à la programmation au Salon... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

Agrandir

Eveline Charland, coordonnatrice à la programmation au Salon du livre de Trois-Rivières, conduit l'auteure Judith Cowan et son invité lors du happening de lancement de la saison littéraire de Culture Mauricie.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Fidèle à son habitude de diffuser ses projets sous la forme de concepts médiatiques uniques, Culture Mauricie a braqué les projecteurs sur la rentrée littéraire mauricienne en axant le contenu et le contenant sur la notion de mobilité.

Les journalistes ont été invités à discuter avec des auteurs ou éditeurs lors d'un parcours au centre-ville de Trois-Rivières à bord de vélos-taxis conduits par des intervenants du milieu culturel en général et littéraire en particulier.

Sous le thème «À caractère mobile», la démarche visait à dévoiler le calendrier littéraire et à attirer l'attention sur les 19 livres jeunesses, 14 recueils de poésie, 10 recueils de nouvelles et neuf romans lancés cette année en Mauricie.

Entre les Mots voyageurs de Christiane Simoneau et Le fantôme moqueur qui fait peur de Fernande D. Lamy, le catalogue de la rentrée 2014 explore d'autres genres, de la chick lit de Mélanie Beaubien et Julie Normandin (Confession d'une célibataire... repentie) à la science-fiction de Manon Samson (Yienna) en passant par le roman de Samuel Sénéchal (Les vies nouvelles) et l'épopée fantaisiste de Michel Châteauneuf (L'Odyssée de Perce-Neige).

La littérature pour jeunes de tous âges demeure la plus représentée, notamment avec de nouveaux crus de Christiane Dupont-Champagne, Nancy Montour, Patricia Côté, Linda Corbo, André Chamberland et Ariane Gélinas.

Dans d'autres genres, on peut également mentionner les nouvelles parutions de Thaïs Barbieux, Judith Cowan, Sébastien Dulude, Jean-Pierre Beunas et Nilce da Silva.

Au retour de la balade en vélo-taxi, l'écrivain trifluvien Guy Marchamps a déclamé sous forme de poésie ludique les sorties littéraires prévues, et a énuméré les lieux où se met en forme, se diffuse et se vend cette production. Il a entre autres mentionné les nouveaux venus dans le milieu de l'édition (Perro Éditeur, les Éditions de l'Exil, Les productions désordre et André Chamberland Éditeur) et a ajouté Perro Libraire et la bouquinerie L'histoire sans fin aux librairies Poirier et L'Exèdre dans la liste de librairies indépendantes.

Enfin, on a souligné le dynamisme des événements spéciaux et animations mettant en valeur la littérature. Les rencontres d'auteur et les rendez-vous des Poètes en robes de chambre à la bibliothèque Gatien-Lapointe, le spectacle Lèche ton livre à la Maison de la culture Francis-Brisson, les Midis littéraires de la Société des écrivains de la Mauricie ainsi que le projet d'autofinancement «Un coeur pour tous», de l'Atelier Presse Papier, ont entre autres été cités.

Poésie et science-fiction

Suivant le concept de jumelage successif avec deux auteurs le temps d'une conversation en vélo-taxi, je me suis familiarisée avec les univers du shawiniganais Patrick Loranger et du trifluvien d'adoption Alexandre Dostie. L'un se passionne pour la science-fiction et l'autre publie son premier recueil de poésie après s'être fait connaître dans le domaine de la vidéo et du court métrage.

Patrick Loranger a découvert la science-fiction vers l'âge de 10 ans.

En 2001, il avait déjà écrit une première version («trop volumineuse», dit-il) de Décalypse. En attendant de réussir à publier cette oeuvre, le jeune auteur a écrit sa trilogie L'Ordre des Ornyx, «pour [s]e faire un nom». Puis un autre éditeur intéressé par sa vision de la science-fiction (Joey Cornu) s'est intéressé à son projet Décalypse, qui s'est finalement décliné en plusieurs tomes, dont le second vient de paraître.

Suite de La Guilde de Sakomar, L'affaire Décalypse s'adresse aux lecteurs de 12 ans et plus. L'auteur shawiniganais lancera aussi un autre roman au cours de l'année, dont le titre de travail est Rick: Mémoires d'un assassin. L'histoire se déroule à partir de 1975 dans le Shawinigan industriel, où un couple se forme à la Wabasso...

Alexandre Dostie, lui, a quitté sa Beauce natale pour venir étudier à l'Université du Québec à Trois-Rivières. C'est sa communauté d'origine, Saint-Honoré-de-Shenley, qui a inspiré le titre (et le contenu!) de son premier recueil de poésie, Shenley. «J'ai découvert la poésie assez tardivement. Dès que je me suis mis à écrire, je voyais que la Beauce revenait toujours, soit dans les lieux, les personnages, le langage...», décrit-il.

«La première partie du recueil, La faune, trace le portrait de personnages très forts, qui habitaient la Beauce. C'est une poésie quand même brutale, faite de contrastes. La deuxième partie s'appelle La fleur et ça montre comment ça a déteint sur moi. C'est rough, sans glam, c'est une poésie du quotidien», ajoute-t-il.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer