Valérie Carpentier: assurance et élégance

Samedi soir à Trois-Rivières, Valérie Carpentier était entourée... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Samedi soir à Trois-Rivières, Valérie Carpentier était entourée des musiciens Denis Faucher au piano, Guillaume Doiron à la guitare, Richard Deschênes à la basse et contrebasse ainsi que de José Major à la batterie.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Linda Corbo
Linda Corbo
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Ceux et celles qui ont voté pour elle au printemps 2013 ont de quoi être fiers de leur flair. Non seulement Valérie Carpentier est tout à fait dans son élément sur une scène, mais la jeune femme porte indéniablement le gène de la star.

Samedi soir, au Théâtre du Cégep de Trois-Rivières, nous étions quelques centaines à en témoigner. À l'exception des deux dernières rangées du balcon, la salle était pratiquement remplie, bondée de gens qui, à la sortie, n'avaient plus beaucoup de doutes, s'il en restait.

Évidemment, on connaissait sa voix. Avec la matière de son premier album, on la savait bien entourée, dotée d'une belle intelligence musicale et porteuse de bon goût. Là où les doutes pouvaient persister, c'était dans sa présence scénique.

Sur ce sujet, la jeune femme nous a confondus de belle manière samedi, se présentant avec une assurance qu'on ne lui avait pas connue jusque-là. Valérie Carpentier livre un très joli spectacle. Très classe.

C'est devant le rideau de scène que la jeune femme a entonné les toutes premières notes de la soirée, a capella, sous un unique faisceau de lumière. Une belle entrée en matière avant que les panneaux s'ouvrent sur un décor tout à fait chic, avec d'autres rideaux plissés en fond de scène, divers abat-jour en suspension, petite table, théière et boîtes à chapeau. La mise en scène est soignée et lui va bien. «J'ai ramené des éléments de chez nous. J'ai un très grand salon», note-t-elle, sourire en coin, avec cet humour pince-sans-rire qui revient à fréquence régulière.

Dans sa longue robe rouge, avec sa chevelure blonde et ses hauts talons, la chanteuse est très élégante. Une allure probablement bien différente de celle qu'elle avait à sa dernière présence dans ces lieux car c'est dans ce cégep, rappelle-t-elle, qu'elle a étudié la musique il n'y a pas si longtemps.

En début de spectacle, Valérie Carpentier avise les spectateurs que c'est l'amour qui sera au premier plan de la soirée et le public le lui rend bien, autant par une qualité d'écoute impeccable que par des applaudissements nourris ou des réponses rapides à ses diverses invitations, que l'on soit convié à se lever, à taper des mains ou à chanter avec elle au passage.

Pendant deux heures, le spectacle permet de renouer avec ses succès, que l'on pense à L'été des orages, Le Rendez-vous ou À fleur de peau et d'apprivoiser celles qui n'ont pas encore tourné à la radio. À ce programme, elle ajoute même une exclusivité: Tu veux ou tu veux pas, sans compter celles qui lui ont permis de remporter La Voix.

De Video Games de Lana Del Rey à Dis, quand reviendras-tu de Barbara ou La Vie en rose d'Édith Piaf, la chanteuse nous transporte des ambiances de Los Angeles jusqu'à celles de Paris, valse gracieusement avec les répertoires et module sa voix avec une aisance magnifique. Quand elle entonne Skyfall, d'Adele, on est ailleurs, peut-être même dans une autre époque.

Samedi soir, Valérie Carpentier était accompagnée de quatre musiciens, dont le claviériste Denis Faucher, qui était du plateau de La Voix, ainsi que du bassiste et contrebassiste, Richard Deschênes, qui se retrouvait lui aussi en terrain connu samedi puisqu'il a étudié également la musique au Cégep de Trois-Rivières.

Dans l'ensemble, seule une certaine distance avec le texte, parfois, et quelques émotions moins bien senties dans ses interprétations nous rappellent qu'elle n'a toujours bien que 20 ans. Bientôt 21. Et déjà tout ce chemin parcouru.

Un an et demi après sa sortie de La Voix et une année après le lancement de son Été des orages, Valérie Carpentier aborde les scènes québécoises avec aplomb via un spectacle de facture professionnelle très réussi. De toute évidence, il ne lui manquait qu'un petit élan pour prendre un sérieux envol. Si elle parvient à demeurer les pieds sur terre, sa trajectoire risque d'être fabuleuse.

D'ici là, elle sera de retour dans la région pour livrer son spectacle le 14 novembre à La Tuque et le lendemain à Shawinigan.

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