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Le Festival international de la poésie a soufflé ses 30 bougies

Jacques Rancourt a lu un poème sur la... (Sylvain Mayer)

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Jacques Rancourt a lu un poème sur la tragédie de Lac-Mégantic samedi à l'occasion de la grande soirée de la poésie.

Sylvain Mayer

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(Trois-Rivières) Trois-Rivières est bel et bien la capitale de la poésie. Depuis trente ans maintenant, les poètes de partout sur la planète convergent vers la Cité de Laviolette pour l'amour des mots, des langues et de leur musicalité. Cette année, ils étaient près d'une centaine de poètes provenant d'une trentaine de pays, pas uniquement de la francophonie, à participer au 30e Festival international de la poésie de Trois-Rivières.

Durant dix jours, les organisateurs ont proposé quelque 350 activités, dont des spectacles, des apéros-poésie, des ateliers, des lectures publiques ou des conférences. Une activité toute spéciale a aussi été mise sur pied pour souligner le 20e anniversaire du décès de Gérald Godin, le poète, journaliste et homme politique originaire de Trois-Rivières. L'ancien premier ministre du Québec et collègue de Gérald Godin, Bernard Landry, est venu lui rendre hommage.

«Bernard Landry a aussi dit beaucoup de bien de Trois-Rivières et de son développement culturel», précise Gaston Bellemare, le président du 30e Festival international de la poésie de Trois-Rivières. 

La 30e édition était décidément l'occasion de se souvenir des grands qui nous ont quittés. En plus de l'hommage à Gérald Godin, le festival s'est souvenu de Félix Leclerc, dont le 100e anniversaire de naissance est souligné cette année, notamment avec un récital de l'ensemble Vocalys. L'écrivant, professeur et éditeur Gatien Lapointe, qui a laissé une marque indélébile dans la région, a également fait l'objet d'un hommage. 

Le Festival international de la poésie investit une foule de bars, restaurants, bistros, galeries d'art ou musées du centre-ville de Trois-Rivières. Tous ces endroits sont des lieux de découvertes et de rencontres avec les poètes. Gaston Bellemare tient de plus à souligner l'appui indéfectible du Bistro Saint-Germain, présent dans l'aventure depuis 30 ans. «C'est le seul qui est là depuis le début.»

Le président du Festival de la poésie estime que le public de Trois-Rivières a atteint une belle maturité. «Le 30e festival couronne ce que nous avons essayé depuis le 1er festival: redonner la poésie au public. On sent l'émotion du public et je suis très impressionné par son silence, son écoute», avoue-t-il. 

C'est bien connu, les poètes ne vendent que très peu de livres. En moyenne, les oeuvres sont vendues qu'à 300 exemplaires et les recueils sont difficiles à trouver en librairie. Un festival comme celui de Trois-Rivières permet aux auteurs de rencontrer les lecteurs, mais aussi de réaliser de belles ventes.

«Les gens ne trouvent pas les recueils ailleurs alors ils les achètent ici», précise M. Bellemare, qui souligne que 50 % de la clientèle du Festival de la poésie provient de l'extérieur de la région immédiate.

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