Douceur et respect à la mémoire de Georges Hamel

Marie-Denise Pelletier et Laurence Jalbert ont prêté leur... (Photo: François Gervais Le Nouvelliste)

Agrandir

Marie-Denise Pelletier et Laurence Jalbert ont prêté leur voix au répertoire de Georges Hamel à l'occasion du spectacle Une fleur pour toi, livré jeudi à la salle J.-Antonio-Thompson.

Photo: François Gervais Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Linda Corbo
Linda Corbo
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Il se dégageait pas mal de douceur et beaucoup de respect, jeudi, sur la scène de la salle J.-Antonio-Thompson à l'occasion du spectacle Une fleur pour toi, orchestrée par Marie-Denise Pelletier.

La soirée réunissait sept artistes de la chanson autour du répertoire de Georges Hamel, décédé deux semaines à peine après la sortie de l'album de duos qu'il avait enregistré avec eux, des chansons qu'ils honorent aujourd'hui sur les planches.

Dans le concept initial, tous ces gens devaient partager la scène avec cet ambassadeur de la musique western au Québec, mais la maladie en a voulu autrement, laissant du coup toute la scène aux Annie Blanchard, Marie-Chantal Cartier, Chantal Cliche, Laurence Jalbert, Maxime Landry et Pierre Arseno qui, jeudi, n'avaient que de bons mots pour raviver sa mémoire.

La production effectue présentement une mini-tournée de cinq spectacles, dont l'arrêt trifluvien de jeudi, qui a été bien accueilli. Le parterre était complet, tout comme une bonne part du premier balcon. C'est dire que quelque 600 personnes s'étaient réunies pour entendre son répertoire, un public d'initiés il va sans dire, majoritairement d'un certain âge et qui, si l'on se fie aux sourires affichés sur les visages dans la salle, ont bien apprécié leur soirée.

À la mise en scène, Marie-Denise Pelletier avait misé sur une facture classique qui convenait bien à l'esprit de la soirée, en harmonie avec le country-western, un genre qui marie généralement sobriété et simplicité pour traduire des paroles branchées essentiellement sur le coeur. Sur scène, les artistes de diverses générations étaient d'ailleurs visiblement branchés au même endroit.

L'idée était celle d'un rendez-vous d'interprètes qui, chacun avec leur couleur, seraient susceptibles de rendre hommage «à l'homme, à sa musique, à sa carrière de près de 40 ans», a noté Marie-Denise Pelletier d'entrée de jeu, «à celui qui a touché les gens par sa poésie, mais aussi par sa gentillesse légendaire.»

La bonne nature de l'homme est d'ailleurs revenue souvent dans les discours suivants, entre les pièces et les projections vidéos qui nous le racontaient tout autant.

C'est en compagnie des musiciens du regretté chanteur que les artistes ont défilé tour à tour ses succès, parfois en solos, parfois en duos ou en trios, tous maniant les pièces avec délicatesse, privilégiant la douceur aux compétitions de cordes vocales.

Accueilli très chaleureusement, Maxime Landry a créé quelques beaux moments, alors que Laurence Jalbert a bien manoeuvré pour transmettre son énergie et que la chanteuse acadienne Annie Blanchard incarnait dignement la relève. Notons qu'incidemment, Annie Blanchard se retrouve à l'ADISQ cette année en nomination dans la catégorie du meilleur album country, contre Georges Hamel. L'homme y figure pour son album Je reviens de très loin.

Pour répondre aux exigences de l'heure de tombée, je n'ai pas pu assister à la fin du spectacle, mais aux réactions du public en cours de soirée, on peut présumer que les initiés ont été bien servis, à la manière Georges Hamel, avec «des chansons écrites pour le monde, pour le coeur et par le coeur», comme dit Laurence Jalbert.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer