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L'événement «Tous unis pour le Conservatoire» a pris une heureuse tournure

C'est avec beaucoup d'émotion que Francine Dufour, enseignante... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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C'est avec beaucoup d'émotion que Francine Dufour, enseignante au Conservatoire et une des organisatrices de l'événement «Tous unis pour le Conservatoire» présenté jeudi, a annoncé au public le rejet, par la ministre David, de l'hypothèse de la fermeture des conservatoires en région.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'événement «Tous unis pour le Conservatoire» n'avait presque plus de raison d'être à l'heure où la position de la ministre David a été rendue publique jeudi. De plaidoyer pour la sauvegarde du Conservatoire trifluvien, il est plutôt devenu une forme de célébration de la survie assurée, pour l'instant, de l'institution.

Une célébration sobre, empreinte de plus d'émotion que de liesse. Les principaux intervenants qui ont pris la parole entre les prestations musicales au Foyer Gilles-Beaudoin de la salle Thompson, ont quasiment tous souligné la nécessité de demeurer vigilant quant à la suite des événements.

La vraie mesure de l'état d'esprit général s'est manifestée au début de la soirée, quand la violoniste Francine Dufour, une des organisatrices de la soirée, a annoncé, très émue, la position de la ministre David, accueillie par une ovation du public présent. La musicienne a pourtant poursuivi en indiquant que la partie n'était pas totalement gagnée et qu'il fallait maintenant voir comment la solution va s'articuler.

L'événement dans son ensemble a été marqué au sceau de la dignité avec des prestations musicales d'élèves, d'anciens, mais aussi de collaborateurs de l'institution trifluvienne pendant que sur un écran géant, défilaient noms et photographies d'anciens musiciens du Conservatoire de Trois-Rivières qui ont fait ou font encore leur marque dans le monde, témoignage on ne peut plus éloquent de la pertinence de la maison d'enseignement au cours de ses cinquante ans d'histoire.

La directrice générale de l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières, Nathalie Rousseau, elle-même une ancienne élève du Conservatoire, a rappelé que sa grand-mère, Anaïs Allard-Rousseau, a été une des fondatrices du Conservatoire et qu'elle a eu très peur d'être là pour assister à la fermeture de ce que sa grand-mère avait contribué à créer.

«Comment aurions-nous pu laisser le Conservatoire être démoli sans relever l'absurdité d'un tel geste? Nous avons parlé assez fort pour mettre du sable dans l'engrenage. Les conservatoires en région doivent rester: ils ont fait leurs preuves. L'OSTR est né du Conservatoire et voyez ce qu'il est devenu. Il nous faudra maintenant être créatifs pour aider la ministre à trouver des solutions au problème du financement.»

Si elle se refusait à parler de victoire, Francine Dufour, enseignante au sein de l'institution musicale trifluvienne, a quand même parlé de l'événement de jeudi comme d'une célébration. «On n'a pas pu montrer ce soir tout ce que ce dossier de la fermeture a suscité comme réaction dans tous les secteurs de la communauté. L'énergie qui s'est manifestée m'a énormément impressionné. Il y a vraiment quelque chose qui s'est passé. Je suis pas mal fière de ma région.»

«J'ai changé le contenu de l'événement à mesure que les informations entraient au cours de la journée. J'ai carrément enlevé un numéro qui se voulait un peu plus revendicateur, mais ce n'est pas fini parce que tout ne dépend pas de madame la ministre. Le nerf de la guerre demeure l'argent et le Conseil du trésor va avoir son mot à dire.

Je pense que la visite de Madame David à Trois-Rivières a été un moment charnière dans ce dossier. Le vent a tourné à partir de ce moment. La ministre a eu le temps de parler avec les intervenants et d'avoir le pouls de ce que le Conservatoire veut dire dans un milieu précis. Elle a compris à quel point c'était précieux. Elle a été d'une belle écoute et nos jeunes ont été fantastiques dans leurs manifestations musicales.»

«C'est là qu'on voit que la musique, ça ne forme pas uniquement des musiciens, ça forme des citoyens articulés qui ont une sensibilité pour exprimer des valeurs qui sont profondes en eux. C'est très impressionnant.»

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