Perro Libraire ouvre ses portes

Déjà auteur et éditeur, Bryan Perro a officiellement... (Photo: Sylvain Mayer)

Agrandir

Déjà auteur et éditeur, Bryan Perro a officiellement ouvert mercredi au centre-ville de Shawinigan son nouveau commerce, Perro Libraire, dans lequel il est impliqué avec sa fille Gabrielle Gilbert-Hamel.

Photo: Sylvain Mayer

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
François Houde
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Trois mois jour pour jour après avoir annoncé son intention de devenir libraire, Bryan Perro a tenu parole et il procédait mercredi à l'ouverture de Perro Libraire, à Shawinigan. Le commerce occupe une superficie de 2800 pieds carrés au 580, suite 101, avenue du Marché, au coeur du centre-ville.

Le prolifique auteur est associé avec sa fille Gabrielle Gilbert-Hamel dans cette nouvelle aventure. «Il s'agit d'une librairie générale offrant une grande variété de styles, de confier le nouveau commerçant. Si quelqu'un veut un livre, quel qu'il soit, nous sommes en mesure de le lui faire venir de sorte que la clientèle de Shawinigan n'aura plus besoin de quitter la ville pour se procurer les livres qu'elle cherche. Nous sommes associés avec la librairie L'Imaginaire de Québec, ce qui nous permettra de miser en plus sur une offre particulière dans la science-fiction, la fantastique et la bande dessinée.»

L'ouverture de la librairie et le déménagement de Perro Éditeur dans les locaux voisins permettront de consolider six emplois à temps plein. On comprend évidemment que le commerce fera une belle place aux différents titres de Perro Éditeur qui fonctionne à bon régime.

«En deux années et demie depuis l'ouverture, nous avons publié 23 titres, vendu 82 712 livres et nous avons présentement un best-seller avec Avis de décès, sorti il y a un mois et demi. C'est donc dire que ça va très bien de ce côté. Côté librairie, il y a un très important potentiel de développement ici à Shawinigan et notre établissement vient répondre à un besoin. On veut donner le choix aux gens de Shawinigan. Ils peuvent acheter n'importe où mais notre rôle désormais, c'est de les convaincre que d'acheter ici, c'est le bon choix.»

Le maire Michel Angers n'était pas peu fier de participer à ce lancement. «Ça vient combler un besoin, d'une part, mais ça met la lumière sur un auteur d'envergure internationale qui choisit d'investir chez lui, à Shawinigan. C'est un message aux gens de Shawinigan de faire de l'achat local et d'encourager des gens comme Bryan et sa fille qui y croient.

«Les Shawiniganais dépensent 1,7 millions de dollars dans les librairies et les marchands de journaux et on n'est pas en mesure de combler ce besoin mais là, l'écart va être considérablement diminué grâce à ce nouveau commerce. Il faut y voir un effort de gens de Shawinigan qui prennent en charge leur propre destinée. C'est la preuve que le virage entrepreneurial est bien entamé ici.»

Bryan Perro n'est pas du tout préoccupé par le risque inhérent à sa nouvelle aventure.

«Quand j'ai lancé Perro Éditeur, on m'a dit que c'était casse-gueule de se lancer dans le domaine de l'édition: on fonctionne sans subvention, on vit, on s'agrandit et j'ai vendu 82 000 livres jusqu'ici. Oui, tous les domaines sont difficiles mais moi, je gère par passion. Quand je suis passionné par quelque chose, je fais en sorte que ça marche. Déjà, en partageant les locaux entre nos deux entreprises, on diminue nos coûts d'exploitation. Deuxièmement, on vient répondre à un besoin et on a travaillé en amont avant l'ouverture de la librairie. Même avec l'hypothèse de chiffres d'affaire la plus pessimiste, on arrive, alors, il n'y a pas de raison de ne pas se lancer. Ma plus grande force dans mes divers projets, c'est que je sais aller chercher des bonnes personnes pour m'entourer.»

Une entente a déjà été conclue avec le café Morgane voisin de la librairie pour qu'on y tienne des rencontres publiques d'auteurs à partir de septembre 2014 venant ainsi ajouter à l'ensemble de l'offre culturelle shawiniganaise.

Le nouveau libraire s'est, par ailleurs, dit très heureux du nouveau projet de loi annoncé par le ministre de la Culture et des Communications Maka Kotto et concernant la vente de livres.

«C'est fantastique! On a besoin d'être à armes égales avec les commerces de grande surface. Ce n'est pas vrai que la loi va venir protéger les petites librairies: elle va protéger les librairies qui ont un fonds, c'est à dire qui tiennent des auteurs en permanence et pas seulement des best-sellers récents. Par exemple, des librairies qui tiennent toute l'oeuvre de Michel Tremblay et où les acheteurs vont aller pour se procurer ses ouvrages plus anciens après avoir lu son dernier best-seller. Ça va équilibrer les choses pour qu'à la ligne de départ, nous soyons tous à forces égales.»

Partager

À lire aussi

  • Amos Daragon à la télévision

    Arts & Spectacles

    Amos Daragon à la télévision

    L'auteur a profité de l'occasion pour annoncer une autre bonne nouvelle à savoir qu'une série télévisée de dessins animés est présentement en... »

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer