Nouvel honneur pour Marie-Sol

À la conférence de presse dévoilant les grandes... (Photo: Roland Paillé)

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À la conférence de presse dévoilant les grandes lignes du 10e Symposium de la Plaza, on retrouvait Johanne Bellemare, coordonnatrice du marketing de la Plaza de la Mauricie, le maire Michel Angers, Lorraine Dietrich, artiste-peintre invitée du Symposium, Richard Hudon, président de l'Association des artistes-peintres du Centre-Mauricie, et Marie-Sol Saint-Onge, ambassadrice du Symposium.

Photo: Roland Paillé

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Roland Paillé
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Vingt mois après que la bactérie mangeuse de chair lui a enlevé partiellement bras et jambes, Marie-Sol Saint-Onge se prépare à montrer au public sa nouvelle production, dans sa nouvelle vision de la peinture. Ça se passera au 10e Symposium de la Plaza (de la Mauricie) la fin de semaine des 25-26-27 octobre: événement pour lequel on lui a demandé d'être ambassadrice.

Jusqu'en mars 2012, l'artiste-peintre avait son entreprise, Les Illusarts, qui se spécialisait dans la fabrication de grands formats qui servaient d'éléments de décor tant pour le secteur résidentiel que commercial. Mais l'amputation qu'elle a subie a changé beaucoup de choses.

Les larmes versées, elle a pris tout son courage, appuyée par son conjoint Alin Robert, pour apprivoiser la nouvelle réalité de sa vie: notamment s'habituer aux prothèses, aménager la maison en fonction des exigences de sa nouvelle condition et reprendre sa passion avec une nouvelle approche.

«Avec la générosité des gens, je vais parvenir à mieux m'installer dans mon atelier et peut-être réussir à repeindre des grands formats», confie-t-elle. Mais pour l'instant, place aux toiles encadrées.

«Je peins des tableaux, ce que je n'avais jamais le temps de faire selon mes inspirations. Je m'inspire du quotidien. Je dirais que j'ai un goût très prononcé pour peindre des fleurs, la nature: peindre ce qui est vivant».

Plutôt surprenant, après ce qu'elle vient de vivre. Mais comme elle est déterminée et très positive, il n'était pas question de s'apitoyer sur son sort en remuant le passé. Au contraire, elle est bien ancrée dans le présent, le regard dirigé vers l'avenir.

«J'associe ça beaucoup au fait que j'ai manqué un beau printemps et un bel été (l'an dernier), et c'est comme si j'avais besoin de les revivre à travers mes toiles», témoigne-t-elle. «J'ai toujours peint avec beaucoup de couleurs. Je trouve super le "fun" que le Symposium ait retenu «Une féérie de couleurs» comme thème pour cette année».

Même que son épreuve a contribué à définir son style. «J'avais un trait très léché, très contrôlé, ce qui m'a amené à avoir une technique assez précise. Avec les prothèses, au lieu de travailler à main appuyée, je travaille à main levée. Cela m'a demandé une adaptation et ça donne un trait plus incertain, qui va vibrer. Mais en même temps, ça donne du caractère, une personnalité. Peut-être que je me cherchais encore, et là, c'est arrivé de cette façon-là", explique-t-elle.

Le Symposium de la Plaza représente pour Mme Saint-Onge la première occasion où elle pourra présenter ses oeuvres au public de la région. «J'ai eu la chance d'aller sur le plateau de Pénélope McQuade et l'humoriste Philippe Bond m'a demandé, en pleine émission, si je voulais faire un vernissage à un de ses spectacles. Donc, de toutes les toiles que je préparais pour le Symposium, j'en ai présenté quelques-unes à cet événement, le 1er août. Et là, je fais une autre production pour avoir du matériel nouveau au Symposium», fait-elle savoir.

Cette visibilité via la télévision a eu beaucoup de positif pour elle. Depuis, elle produit à plein régime. «Ça augmente la productivité. En sachant que j'ai des événements devant moi, pour pouvoir présenter mes choses, la motivation est là», se réjouit-elle.

En plus de la peinture, elle et son conjoint travaillent sur la rédaction d'un livre, qui racontera leur histoire, avant, pendant et après la bactérie mangeuse de chair. La parution chez Performance édition est prévue vers mars 2014. Peut-être pas trop loin du 8. Le 8 mars 2012 étant la date de son entrée à l'hôpital. D'une part, ce sera en pleine saison des salons du livre. D'autre part, ça marquerait deux ans depuis le drame. D'une certaine manière, ça bouclerait la boucle.

«Avec la parution du livre, ça viendrait tourner la page. C'est vraiment que des belles choses qui nous sont arrivées. Et pour nous, écrire un livre, c'est quelque chose d'exceptionnel», souligne la femme de 36 ans. Mais bien avant cela, elle sera sur le mail de la Plaza toute la dernière fin de semaine d'octobre sauf le samedi alors qu'elle ira prononcer une conférence à Québec. Et ça ne sera pas la dernière.

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