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La Franchise: le grand prix échappe à Francis Desrochers

Francis Desrochers... (Photo: Stéphane Lessard)

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Francis Desrochers

Photo: Stéphane Lessard

Éric Langevin
Le Nouvelliste

Le Trifluvien Francis Desrochers ne sera pas le nouveau propriétaire d'un Saint-Hubert express. Le grand prix de l'émission La franchise lui a échappé aux mains d'Andréa. Les deux finalistes ont reçu le verdict final hier au terme de dix épisodes au cours desquels ils ont eu à démontrer leur savoir-faire, éliminant au passage les dix autres concurrents qui convoitaient le même prix.

Même si l'émotion était à son comble lors de l'épisode d'hier, Francis Desrochers n'est pas pour autant démoli. «Au lendemain du tournage de la finale, je ne me suis pas réveillé découragé. Au contraire, j'ai accompli des choses incroyables au cours des semaines et je suis très heureux de mon parcours», mentionne Francis. «Mais je me rendais compte qu'il était temps que ça se termine. Ça demande beaucoup d'investissement de temps et d'énergie.»

Il faut dire que la dernière épreuve réalisée avait de quoi épuiser les candidats. Ils avaient 72 heures pour procéder à la rénovation d'un restaurant, le montage d'une équipe complète (chef cuisinier, brigade de cuisine et service), l'élaboration d'un menu, en plus de réaliser le service pour les clients. «Le restaurant qu'on m'a attitré était une «binerie» que j'ai dû retaper au grand complet pour en faire un restaurant de type familial. Au début j'étais tout seul et un peu découragé, mais rapidement mes amis de Trois-Rivières et de Montréal sont venus m'aider», relate l'homme de 26 ans.

Comme chaque semaine, les deux candidats ont réussi l'épreuve dans le temps imparti et ont reçu les commentaires des juges invités, Liza Frulla et le chef Giovanni Appolo ainsi que du juge permanent, le président de Saint-Hubert, Daniel Cousineau. «J'ai eu des bons et des moins bons commentaires, des juges invités, mais je sais que Daniel Cousineau a aimé ce que j'ai fait, d'autant qu'il savait d'où on partait avec le restaurant.»

En bout de ligne, Francis Desrochers n'aura pas sa franchise Saint-Hubert express. Cela ne signifie pas pour autant que les projets sont compromis avec Saint-Hubert. «Je ne sais pas encore ce que ça veut dire mais, à la fin du tournage, Daniel Cousineau m'a dit qu'il avait peut-être une proposition pour moi. On verra bien dans l'avenir.»

Entre-temps, Francis Desrochers continue son travail à titre de gérant des fruits et légumes au IGA Paquette de Trois-Rivières. «Mon patron m'a appuyé tout au long de l'aventure. Heureusement, parce que je devais m'absenter souvent. Et quand j'étais au travail, parfois je n'étais pas autant efficace. J'étais toujours un peu préoccupé par La franchise

Francis Desrochers retire que du positif de toute cette aventure. «Honnêtement, je me suis rendu compte que j'étais plus fort que je le croyais. Je suis aussi capable de m'adapter aux situations et d'être à l'écoute des commentaires qu'on me fait pour m'ajuster», résume-t-il.

Par ailleurs, avec l'émission, il a constaté qu'il aime grandement sa région. «Quand j'ai réalisé la corvée de rénovation d'une maison pour les Centres jeunesse, j'ai pu voir à quel point on vit dans une belle communauté. Mes amis et ma famille sont ici et j'ai envie de rester encore ici et de m'impliquer.»

Des retrouvailles

Sur le plan humain, l'émission a joué les entremetteuses. Francis Desrochers a renoué des liens avec son père. On a pu voir, lors de l'une des émissions, que ce dernier est venu aider son fils avec qui il n'avait pas eu de contacts depuis plus de deux ans. «Ça été une belle occasion de se revoir. Mais on est des gars. On s'est serré la main et on n'est pas revenus sur le passé. C'est correct parce que depuis, on se parle régulièrement», se réjouit-il.

Plus encore, son passage à la télévision a fait en sorte de retrouver une demi-soeur dont il connaissait l'existence mais qu'il n'avait vue qu'une seule fois quand celle-ci était enfant. «C'est vraiment super. On a repris contact et pour la première fois, on a fait quelque chose ensemble la semaine dernière. C'est une belle chose qui est arrivée grâce à La franchise», termine Francis Desrochers.

Ce dernier a bien hâte de voir ce que sa vie professionnelle lui réserve, mais chose certaine il sait que son passage dans la téléréalité en aura modifié le parcours définitivement... et pour le mieux.

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