Sonia Johnson: quelle voix!

Sonia Johnson a présenté jeudi, à la Maison... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Sonia Johnson a présenté jeudi, à la Maison de la culture Francis-Brisson de Shawinigan, ses plus récentes chansons tirées de son dernier album, Le coeur à l'endroit. Sur la photo, elle est accompagnée de deux de ses musiciens, Marianne Trudel et Rémi-Jean Leblanc.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Shawinigan) De nombreux artistes qui ont un spectacle à vendre affirment que c'est sur scène qu'il faut les voir pour vraiment les apprécier. Sonia Johnson l'a dit en entrevue mais elle a prouvé jeudi, à la Maison de la culture Francis-Brisson de Shawinigan, qu'elle disait vrai.

La soixantaine de spectateurs présents dans une salle parfaitement adaptée à ce petit spectacle tout en intimité et en chaleur ont fait connaissance, enfin pour un certain nombre sans doute, avec une artiste tout à fait accomplie, riche d'une voix magnifique, absolument hors du commun.

Une voix pure et naturellement belle comme on en entend bien peu, même parmi les plus grandes interprètes qu'elles soient du monde du jazz, de la musique populaire ou du genre que vous voudrez.

Il s'agissait seulement du deuxième spectacle de la série qui suit et célèbre la sortie de son dernier album, Le coeur à l'endroit. C'est forcément cet opus que la chanteuse a arpenté avec ses copains musiciens: la pianiste Marianne Trudel, le bassiste Rémi-Jean Leblanc et le batteur Jim Doxas.

Elle a bien fait un ou deux emprunts à son album précédent, Le carré de nos amours, mais s'est concentrée sur son p'tit nouveau au grand plaisir du public. Il faut dire que c'est un très joli album qu'elle revalorise sur scène.

D'accord, elle n'a pas la plus grande présence sur les planches, mais sa présence, c'est sa voix et ses interprétations, superbes de sobriété et de justesse. L'artiste mise sur des qualités qui ne semblent pas attirer beaucoup de jeunes interprètes qui n'ont pas, il est vrai, sa voix d'exception. Sa sobriété et la rigueur de son travail mériteraient bien pourtant de faire école.

Accompagnée par le seul piano de Marianne Trudel, par les trois musiciens ou même a cappella, la chanteuse rend admirablement justice à toutes les mélodies. Elle l'a prouvé lors d'une courte, trop courte, introduction à un bloc de quelques chansons consacrées à l'hiver alors qu'elle a chanté seule sans même l'appui du micro, les premiers vers de L'hiver de Claude Léveillée et Gilles Vigneault. Sa voix a rempli la salle sans même qu'elleforce la moindre note. Elle ne force jamais ses cordes vocales, du reste.

D'ailleurs, gloire soit rendue à l'équipe qui a assuré la sonorisation de ce spectacle parce que le son était absolument remarquable. Peut-être que la salle s'y prête bien, je n'en doute pas, mais le son était pur, bien dosé et rendait admirablement justice à Sonia Johnson en mettant en valeur ce qui compte. La voix de l'interprète, évidemment, mais aussi les mots des chansons, si importants dans sa démarche, elle qui s'efforce constamment de mettre les très beaux textes de ses chansons en évidence. C'est si rare et si agréable à entendre.

Et comme les envolées instrumentales dans les chansons ainsi que les intéressantes explorations de sonorités par un batteur plutôt inspiré arrivaient à se faire eux-mêmes justice, on ne perdait rien qui méritait notre écoute. Du beau travail.

Globalement, la seconde partie du spectacle a été un peu plus dynamique, offrant un contraste avec une première partie un peu sage. Un exemple? Le dialogue un peu enfantin et diablement sympathique qui s'est établi entre la pianiste et le bassiste sur les accords de Toi mon amour dédiée par la chanteuse à son fils de 11 ans.

On a aussi senti Sonia Johnson et les siens un peu plus décontractés. En même temps, on convient que cette première partie nous a permis de goûter pleinement toutes les inflexions et le timbre magnifique de la voix de l'interprète.

La chanteuse était de retour dans sa région jeudi et souhaitons que ce ne soit que le premier de nombreux arrêts et qu'à chaque fois, de nouveaux fans se greffent. Ça ne serait que justice.

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