Un huitième album plus ambiant pour Dany Janvier

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Dany Janvier présente le huitième album de son projet Biobazar, intitulé Vitaphone.

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

Pour le huitième album de son projet Biobazar, Dany Janvier a renoué avec ses vieux instruments (dont des synthétiseurs et orgues analogues) et a privilégié le retour à la simplicité, au naturel. Résolument plus «ambiant» que ses prédécesseurs, son album Vitaphone compte neuf pièces aux atmosphères à la fois planantes et discrètes.

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Dany Janvier présente le huitième album de son projet Biobazar, intitulé Vitaphone.

«Cet album est moins dance floor que les autres. Pas que je trouvais que mes autres étaient si dance que ça, mais disons qu'ils étaient plus rythmés et que celui-ci est plus ambiant», résume le Trifluvien qui fait son chemin dans le monde de la musique électronique depuis une dizaine d'années, en plus d'être producteur et animateur à CFOU 89,1 FM, la radio campus de l'Université du Québec à Trois-Rivières.

«Souvent la musique électronique est basée sur de l'échantillonnage et des boucles. Moi, sur cet album, j'ai joué la plupart des instruments moi-même: les claviers, les percussions, des vieux orgues des années 70, des xylophones, de la basse, de l'harmonica et des instruments africains et indiens», énumère-t-il.

Dany Janvier convient que sa création se situe à une certaine limite de l'«accessible». Il ne s'agit pas d'une musique bâtie sur le modèle des couplets-refrains avec une mélodie accrocheuse que l'on fredonne toute la journée; on n'a pas affaire à de la musique formatée dite populaire. Mais d'un autre côté, des puristes du courant électronique pourraient trouver sa production trop «accessible» à leur goût. «Je suis entre les deux! Pas assez accessible pour certains, et trop pour d'autres!», observe-t-il.

Quand on fait remarquer à Dany Janvier que sa musique fait penser à une trame sonore de cinéma ou de télévision, il avoue que le premier titre qui lui était venu en tête pour ce dernier opus était Trames sonores pour films qui n'existent pas... Finalement, tout de même dans la même sphère de références, l'album s'appelle Vitaphone en l'honneur d'un procédé de sonorisation de films datant de la fin des années 1920.

«Tout part d'une ambiance que je veux créer. Des fois, c'est une mélodie qui vient et tout se greffe autour. C'est comme un collage. Et cet album-là est beaucoup plus naturel, plus analogue. On retrouve la chaleur du son; ça enlève les côtés froids et stériles qu'on reproche parfois à la musique électronique. C'est plus aéré, ce qui fait qu'en spectacle je pourrais ajouter des musiciens ou des voix. On pourrait amener l'album plus loin», décrit-il.

Dany Janvier a tout enregistré dans son studio maison, dans le secteur Pointe-du-Lac. Une pièce porte d'ailleurs le nom d'Another Day in Pointe-du-Lac. Une autre porte le titre évocateur de Thé d'après-midi de janvier, alors que les titres Pur et Hope ont inspiré (ou ont été inspirés de) deux autres pièces.

L'artiste se produit lors de différents événements rassemblant les amateurs de musique électronique. Il était récemment au festival électronique Tatanka et sera au Space Gathering dans Lotbinière le 12 juillet (à 5 h 30 du matin!).

Dany Janvier fait remarquer que des DJ de calibre international figurent à la programmation de ce rendez-vous. S'il pouvait compter sur les services d'un agent pour organiser le tout, le Trifluvien aimerait bien, lui aussi, se produire à l'étranger.

Toujours dans sa démarche de retour à l'authenticité du passé, Dany Janvier souhaiterait graver Vitaphone sur vinyle. Il a recours à la plateforme de sociofinancement IndieGogo pour solliciter la contribution du public pour pouvoir réaliser son projet. L'adresse précise pour accéder à son dossier est igg.me/at/biobazar.

«Aujourd'hui, tout est dans le cloud (le principe du «nuage» virtuel dans lequel tout se retrouve, peu importe la source). On n'a plus rien juste dans notre ordi... Moi je veux aller à l'encontre de ça, revenir à quelque chose de vrai. Dans le cloud, c'est comme si ma musique n'existait pas vraiment. Je pourrais faire un disque double, avec une pochette qui serait comme un objet d'art...», rêve celui qui a une formation en arts plastiques et en photographie.

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