Danse Encore: la pluie a gâché la fête

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L'édition 2013 du Festival international Danse Encore a été lourdement affectée par les humeurs de Dame Nature

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Linda Corbo
Linda Corbo
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Parmi les 19 éditions du Festival international Danse Encore, celle qui vient de se terminer compte parmi les trois pires de l'histoire de l'événement, estime la directrice générale, Claire Mayer. Malgré une belle programmation, la pluie et le froid ont anéanti toute forme d'ambiance et d'affluence.

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En salle, le festival a connu plus de succès qu'à l'extérieur. Sur notre photo, les jeunes de Main Street Dancers.

Photo: Émilie O'Connor

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L'édition 2013 du Festival international Danse Encore a été lourdement affectée par les humeurs de Dame Nature. Une des belles surprises du week-end aura toutefois été le Party Zumba de vendredi soir.

Photo: François Gervais

La 19e édition a été plus difficile encore que l'année où de violents orages avaient forcé l'annulation de certains spectacles extérieurs. «Côté température, je pense que ce que l'on a vécu est le pire scénario parce que ça a été du début à la fin», note Mme Mayer.

«Quand il y a un gros orage et que c'est la flotte, tu ne fais pas de show puisqu'il n'y a personne, mais avec une température comme ce week-end, tu donnes les spectacles extérieurs quand même, mais tu les présentes parfois devant 40 ou 50 personnes...», grimace-t-elle.

Cette année, aucun spectacle n'a été annulé, ou presque. «Peut-être un petit 45 minutes ici et là à l'extérieur, mais ce sont des numéros qui se répétaient au cours du week-end alors les artistes ont eu l'occasion de se reprendre.» Par contre, outre les spectacles en salle qui ont fait belle figure, les publics pour les scènes extérieures n'y étaient pas.

La place DansEncore, pratiquement déserte vendredi soir et samedi, a particulièrement souffert des humeurs de Dame Nature. «C'est l'ambiance qui n'y est pas et ça change tout... Même si on a plein d'activités à l'intérieur, c'est l'effervescence de l'extérieur qui vient agrémenter ce qui se passe à l'intérieur. Le concept de la place DansEncore n'a que trois ans et on ne l'avait encore jamais vécu avec une mauvaise température...» Les jeux gonflables n'ont pas été utilisés, pas plus que le bistrot, que l'on a déménagé à l'intérieur. «Je crois qu'il ne s'est pas fait un cocktail au bistrot extérieur...»

Meilleure situation en salle

À part le gala du jeudi soir, qui a souffert de numéros de calibres très inégaux, les spectacles en salle ont reçu un bel accueil. À la Maison de la culture, 131 personnes ont applaudi les Britanniques vendredi soir, alors que samedi, les Slovaques ont présenté leur ballet devant 118 spectateurs.

Côté gala, Claire Mayer a décelé tout de suite ce qui clochait dans la soirée du jeudi soir et a rapidement apporté les correctifs pour les deux soirées suivantes, en retirant un numéro qui n'était pas à la hauteur, en ajoutant deux autres prestations pour enrichir la soirée, et en changeant l'ordre de présentation pour une meilleure progression dans le rythme.

«Le vendredi et le samedi, on a vu la différence et on s'est retrouvé avec des soirées de trois ovations», dit-elle. «Je suis tellement désolée pour ceux qui ont vu celui du jeudi soir... Ça ne m'est pas arrivé souvent que des gens ressortent du gala et évitent mon regard, mais nous avons bien rattrapé les choses.»

Dans l'ensemble, près de 2000 spectateurs ont honoré les trois galas, soit 491 spectateurs jeudi, 603 le vendredi et 820 le samedi. Les activités de la relève à la salle J.-Antonio-Thompson, qui se détaillaient en une centaine de numéros de compétitions et 19 vitrines de la danse, ont par ailleurs connu un beau succès. Dimanche après-midi, on comptait plus de 2000 bracelets vendus pour assister à ces activités. «On a peu de gens du grand public, mais on a beaucoup de parents et amis des participants», observe Mme Mayer.

Quant au Party hip-hop, qui avait déménagé cette année au Centre des congrès de l'hôtel Delta, on évalue qu'entre 600 et 650 personnes (le décompte n'avait pas été fait dimanche au moment de mettre sous presse) y ont assisté. «Mais s'il y a un dossier à repenser, je crois que ce sera celui-là. Ce que nous avons eu ne correspond pas avec ce que j'ai en tête alors on va faire comme avec le gala de jeudi soir et on va rectifier la recette», commente la directrice.

Une belle surprise

Belle surprise toutefois vendredi soir à la scène Loto-Québec. Malgré la bruine et le froid, le Party Zumba a réuni entre 800 et 1000 personnes, évalue l'équipe du festival. «On imagine ce que ça aurait pu être s'il avait fait beau...», souffle Claire Mayer.

«On avait prévu déborder sur la rue des Forges. Des écrans géants avaient été installés exprès.»

Enfin autre élément très positif, malgré l'ambiance à la baisse, les artistes qui provenaient de l'extérieur ont apprécié grandement l'expérience, les danseurs britanniques et slovaques notamment.

«Ils ont capoté sur la salle, l'accueil, les techniciens, les galas, le contact avec les autres artistes», dit-elle. «Je n'arrêtais pas de m'excuser pour la pluie mais, même s'il pleuvait, ils ont adoré.»

Dimanche après-midi, elle avait néanmoins de la difficulté à définir quels étaient les éléments de cette édition à retenir pour celles à venir. «À part le fait que je veux déménager le festival en Floride?», blague-t-elle. «Pour le moment, je ne sais pas. Ça a été une édition tellement difficile pour nous que toute notre énergie est passée à faire du jonglage d'activités.»

Elle ressort toutefois de cette 19e édition avec une belle image en tête. «Je trouve tellement que les gens ont été sympathiques avec moi...», sourit-elle. Je ne peux pas dire le nombre de personnes qui m'ont arrêtée pour me dire: ''Courage madame Mayer!'' Et ca, ça m'a nourrit.»

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