Salon du livre de Trois-Rivières: 400 auteurs au rendez-vous

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C'était les derniers préparatifs, mercredi, avant l'ouverture du Salon du livre de Trois-Rivières. On voit sur la photo Louise Dallaire de Distribution HMH et Marion Van Staeyen, attachée de presse pour Hurtubise.

Photo: François Gervais

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Il en a fait du chemin le livre depuis Gutenberg! Surtout, il ne fait plus peur à personne... les auteurs non plus. En fait, même l'acte d'écrire est devenu très démocratique. La région ne fait pas exception.

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Patricia Powers

Photo: Stéphane Lessard

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Éveline Charland

Photo: Stéphane Lessard

Le 25e Salon du livre de Trois-Rivières qui ouvre ses portes aujourd'hui au Centre des congrès de l'hôtel Delta fait en effet une large place aux auteurs d'ici, nouveaux et anciens, connus ou débutants. Sur les 400 auteurs présents pendant ces trois jours, plus de 80 proviennent en effet de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

«De plus en plus de monde écrit en région, note la chroniqueuse et chargée de cours au département de lettres et communication sociale de l'UQTR, Patricia Powers. Cette dernière animera d'ailleurs ce soir, pour une seconde année «Le lancement collectif des auteurs d'ici» où elle présentera au public une quinzaine d'auteurs, de tous les horizons, dont la maison d'édition n'est pas représentée au salon, ou qui sont édités à compte d'auteur.

«On a quand même deux maisons d'édition en Mauricie, Le Sabord et les Écrits des Forges, observe-t-elle, sans compter que les ateliers d'écriture se multiplient en région. Et à partir du moment où on a des auteurs d'ici, ils sont représentés au salon. Moi, je fais une entrevue d'environ cinq minutes avec chacun et je pense que cette formule leur donne un belle vitrine, car peut-être que plusieurs d'entre eux n'auraient pas eu l'occasion de s'exprimer autour de leur livre. C'est une initiative ex-tra-or-di-nai-re de la part du Salon. Je ne peux que saluer cette initiative-là.»

Pour le meilleur ou pour le pire cette démocratisation de l'écriture? «Ouf, c'est toute une question ça! Il y a de tout. Ce n'est pas parce que tu écris que tu es écrivain. Il faut voir, répond prudemment Mme Powers pour qui le label d'une grande maison d'édition n'est pas toujours la garantie d'un livre réussi, même chez des écrivains connus et bien installés. Alors l'inverse est aussi vrai.

«Ce que je remarque, c'est qu'il y a de plus en plus un désir d'écriture, mais aussi de diffuser ses écrits. Je trouve ça vraiment très beau. Et ce que j'aime aussi de ce Salon, c'est qu'il est très vivant et animé par des gens d'ici. Beaucoup. Il y a une forte implication du milieu. Voir Fabiola, qui est une chanteuse d'ici, interviewer Louise Forestier, qui est aussi une chanteuse qui vient de publier son autobiographie, c'est audacieux. C'est mettre la littérature en spectacle, mais dans son sens le plus positif.»

Un beau compliment pour Éveline Charland, coordonnatrice à la programmation du Salon. Cette dernière fait remarquer que depuis neuf ans environ, on sent cette nouvelle vague d'auteurs mauriciens et centricois.

«Le kiosque des auteurs d'ici fonctionne depuis neuf ans et pour ces auteurs, dont les éditeurs ne sont pas là ou qui n'en ont pas, on trouvait ça important de leur faire une place. Le lancement collectif avec Mme Powers que nous avons fait pour la première fois l'année passée, a été tellement apprécié qu'on a eu le goût de le refaire.»

Apprécié des auteurs certes, mais aussi du grand public qui se pressait nombreux pour les écouter parler de leur livre. Au point qu'on a manqué de place et qu'on comptait plus de monde debout qu'assis. «Je ne sais pas si les auteurs de la région «se multiplient», mais assurément on les fait ressortir, entre autres par le petit symbole de la vague rouge qu'on a mis à côté de leur nom dans notre programmation.»

Et le public en redemande. «On a nos vedettes, poursuit-elle. Les kiosques de Louise Lacoursière ou de Bryan Perro sont toujours plein de monde. Le lancement collectif des auteurs d'ici est très couru. Je pense aussi que même les auteurs du reste du Québec aiment bien voir cette place faite aux auteurs de la région, car chacun aime être bien reçu chez soi.»

Fait intéressant, le kiosque des auteurs d'ici est aussi très populaire pour les auteurs en herbe qui n'ont pas peur de discuter avec les auteurs présents de leur propre rêve d'être publié. On échange idées et conseils et surtout, les encouragements.

«Évidemment, le Salon du livre est le moment propice pour en parler et se faire des contacts, observe Mme Charland. Il faut dire aussi qu'on a ici la Société des écrivains de la Mauricie et que la collaboration avec les différents organismes est très intéressante pour quelqu'un qui rêve d'écrire et de publier», conclut-elle.

L'ouverture officielle du salon aura lieu ce soir à partir de 17 h alors qu'on remettra les Prix illustration Jeunesse suivi du lancement collectif des auteurs d'ici en plus de plusieurs autres animations. La soirée se terminera avec une table ronde sur... La Mauricie à la conquête du monde!

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