La consécration de Paul Daraîche

Monument de la musique country québécoise, Paul Daraîche... (Photo: Le Droit)

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Monument de la musique country québécoise, Paul Daraîche connaît un impressionnant sursaut de popularité depuis la sortie de son plus récent album. Il sera à la salle Thompson de Trois-Rivières vendredi soir.

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) «C'est pas fou, c'est très fou!», rigole Paul Daraîche appelé à commenter l'incroyable tournure qu'a prise sa carrière depuis la sortie, à l'automne, de son dernier album, Mes amours, mes amis. L'album a dépassé les 100 000 copies vendues, il est toujours, semaine après semaine, le meilleur vendeur au Québec devant l'album de Céline Dion et la présente tournée ne laisse aucun répit à l'auteur-compositeur-interprète.

Loin de s'en plaindre, il savoure chaque moment de cette nouvelle gloire. «Le plus surprenant, c'est que cet automne, je ne tournais même pas dans les radios. Quand l'album a commencé à tourner à la radio, on avait déjà vendu 92 000 copies. C'est incroyable. Plus personne n'arrive à vendre beaucoup d'albums et c'est maintenant que je connais le plus gros succès de ma carrière.»

Cette apothéose arrive à 65 ans, après 45 ans de route, des décennies essentiellement passées dans l'ombre d'autres vedettes. «J'ai énormément écrit pour les autres, j'ai réalisé des albums et j'ai travaillé avec ma famille. Franchement, je ne détestais pas ça être dans l'ombre de plein de monde. Je rêvais d'avoir du succès, mais pas tant que ça! Je ne suis pas leseul à ne pas le croire: tout le monde tombe sur le derrière. Je rêvais d'un album d'or (40 000 copies) alors que là, on se dirige vers un double platine (160 000). C'est malade!»

«Tout va très, très vite dans ma carrière présentement. Ça va continuer parce que j'ai fait l'événement RIDEAU, à Québec, qui va générer des spectacles et j'ai signé pour faire les FrancoFolies à la Place des arts, l'été prochain. Partout où je vais, je remplis mes salles. C'est incroyable! Même mes anciens albums qui n'étaient plus disponibles sont réédités et reviennent sur le marché.»

La tournée s'arrêtera à la salle Thompson vendredi soir, où les ventes préliminaires sont au diapason du succès connu ailleurs. Ça tient d'abord à la popularité de Paul Daraîche, évidemment, mais celle-ci est rehaussée par l'apport d'invités et de surprises.

«J'ai un noyau de quatre invités qui reviennent à tous les spectacles: Cindy Daniel, Laurence Jalbert, Mario Pelchat et Yves Lambert, explique Daraîche. Mais à chaque fois, il y a de l'imprévu et ça l'est pour moi tout autant. À Saint-Tite, Mario (Pelchat, producteur de Mes amours, mes amis) avait fait venir de France Dick Rivers sans me le dire et expressément pour le spectacle. À Québec l'autre jour, c'est Shawn Barker qui est venu de Nashville pour m'accompagner dans mon hommage à Johnny Cash. Je ne m'y attendais pas!»

«C'est une des raisons pour lesquelles j'ai tant de plaisir à faire cette tournée. D'un soir à l'autre, ce n'est jamais le mêmespectacle même si la liste des chansons est pas mal la même. Il y a toujours du nouveau et des surprises.»

«Je n'ai jamais connu d'aussi belles conditions de travail. Je n'ai même pas à accorder mes guitares! Depuis 45 ans, je suis habitué de faire des spectacles dans des champs pour des événements country en province pendant l'été. Là, on joue avec des systèmes de son incroyables: la musique sonne comme sur des albums. Je n'ai jamais été aussi gâté. Je capote!»

Ce luxe n'entame en rien les habitudes du musicien qui, au terme de deux bonnes heures de spectacle sans entracte, ira rencontrer le public dans le foyer de la salle pour signer des autographes pendant une autre heure supplémentaire, sans doute.

«Ma seule crainte, dans ce tourbillon, c'est que ça m'éloigne un peu des fans. J'ai besoin d'être proche des gens, de jaser avec eux. C'est pour ça que je vais continuer de faire des spectacles avec la famille dans des petits événements. Je suis un gars de gang et ça, ça ne changera jamais.»

Alors qu'il s'est gardé du temps, en septembre, pour graver son prochain album de Noël, Paul Daraîche compte enregistrer un second album de duos. Les succès parmi lesquels piger ne manquent pas, pas plus que les artistes désireux de chanter avec ce grand de la musique country québécoise. Ce qui manque, c'est du temps.

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