Place aux documentaires d'auteur au Théâtre Belcourt

Pauline Voisard, responsable de la programmation pour la... (Photo: François Gervais)

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Pauline Voisard, responsable de la programmation pour la portion documentaire, et Mario Courchesne, directeur artistique, étaient tout sourire pour présenter la série de documentaires diffusés au Théâtre Belcourt.

Photo: François Gervais

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Kim Alaire
Le Nouvelliste

(Baie-du-Febvre) Une série de documentaires d'auteur viendra se greffer à la programmation déjà bien étoffée du Théâtre Belcourt à Baie-du-Febvre à compter du mois de février. Un créneau qui était dans la mire de la corporation de l'établissement selon le directeur artistique Mario Courchesne, puisque tout l'équipement nécessaire avait été prévu lors des rénovations de 2011.

«On ne savait pas dans quoi on s'embarquait. On n'avait aucune expérience et aucun contact pour développer une programmation. On s'est dit qu'on allait laisser les choses venir», raconte M. Courchesne. «C'est une fierté de voir le tout prendre forme.»

C'est à la suite d'une rencontre avec Pauline Voisard, réalisatrice, scénariste et productrice centricoise bien connue, que s'est bâtie la programmation qui a été dévoilée hier dans la salle de 340 places. Mme Voisard rêvait d'un projet semblable depuis un certain temps.

«J'avais ce désir-là. C'est bien beau de faire des films mais c'est intéressant de les diffuser et de les faire voir par un plus grand nombre de personnes», confie la cinéaste. «Les obstacles rencontrés lors de la réalisation d'un documentaire sont nombreux, ajoute Mme Voisard. Un documentaire qu'on finit par finir, c'est un petit miracle. Il ne faut pas laisser ça sur les tablettes.»

Au menu

Le bal sera lancé le 7 février avec deux documentaires de Pauline Voisard. Tout d'abord, Mémoire à la dérive, un film touchant tourné sur deux années durant lesquelles la réalisatrice a côtoyé quatre femmes atteintes d'Alzheimer dans une résidence de Trois-Rivières. Datant de 2007, ce documentaire, toujours d'actualité, incite à regarder autrement les victimes de cette terrible maladie.

Par la suite, on présentera Je vous salue Mariette qui raconte le rêve de Mariette Milot, une religieuse de 76 ans qui souhaite devenir prêtre. Cette oeuvre se veut une critique douce mais affirmée de l'Église actuelle.

Le 7 mars, Francine Pelletier sera de passage dans la petite localité pour la diffusion de La revanche du tango, un film qui raconte l'histoire de l'émergence d'un nouveau tango à Bueno Aires. Après des années difficiles, l'Argentine se redresse tranquillement tout comme le fait le tango, cette musique qui a depuis si longtemps été au coeur de la définition de ce pays. Les musiciens argentins de la nouvelle génération rappellent quelque peu les chansonniers québécois des années 60-70 qui ont été au centre de la nouvelle identité de la province.

Le documentaire Le temps d'une chanson de la jeune réalisatrice Émilie Baillargeon sera présenté le 4 avril. On y découvrira des personnes âgées qui ont en commun une longue relation avec la musique. À travers l'imaginaire et les souvenirs des intervenants, la musique occupe la place centrale et chacun la fréquente à sa façon.

Le 2 mai ce sera l'occasion de voir le documentaire Huguette Oligny, le goût de vivre de Pascal Gélinas, son beau-fils, qui met en lumière les confidences de la vieille dame qui a longtemps habité le coeur des Québécois. Elle y livre ses réflexions sur la souffrance, la foi et le bonheur. Le film est nourri par la relation intime qu'entretient le réalisateur avec Mme Oligny ainsi que par les témoignages que livrent des comédiens qui l'ont bien connue.

Cette première incursion dans la diffusion cinématographique se conclura le 6 juin avec Les supers mémés de Magnuss Isacsson qui s'intéresse aux groupes les Ragins Grannies et les Mémés déchaînées, des rassemblements d'aînées qui luttent pour la paix, la justice sociale et la protection de l'environnement. Le documentaire soulève la question de l'implication citoyenne des aînés.

Après les projections, qui débuteront à 19 h 30, les cinéastes ou certains intervenants seront présents pour discuter avec le public.

Une saison bien remplie mais...

En plus des documentaires, le Théâtre Belcourt a ajouté à la programmation hiver-printemps 2013 deux spectacles d'humour en rodage. Les 25, 26, 31 mai et 1er juin, Rachid Badouri présentera Badouri rechargé et le 15 juin, ce sera au tour d'Adib Alkhalidey d'étrenner son Premier one man show sur les planches du centre de diffusion.

L'humour reste un gage de succès pour Mario Courchesne, surtout les spectacles en rodage.

«L'humour nous permet d'éponger nos dettes de jeu», lance-t-il en souriant, soulignant du même souffle qu'il y a eu un déclin de la fréquentation dans les autres secteurs d'activité en 2012.

«Il arrive que certaines années, des disciplines comme la chanson, la musique et le théâtre connaissent une baisse, un constat qu'on partage avec nos collègues dans la région. Il faut voir à plus long terme», confie M. Courchesne, ne niant pas que des années comme celle de 2012 jouent inévitablement sur les finances. «Si la situation devenait trop précaire, on n'aurait plus le luxe de prendre des risques.»

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