OSTR: l'Espagne à l'honneur

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Le violoniste Antoine Bareil interprétera la Symphonie espagnole d'Édouard Lalo.

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Maestro Gilles Bellemare se souvient d'un jeune Antoine Bareil dont les pieds ne touchaient pas le sol, assis sur sa chaise de la classe d'orchestre du Conservatoire de musique de Trois-Rivières. C'était en 1990 et le jeune violoniste avait 10 ans, un âge très précoce pour accéder à ce cours.

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Maestro Gilles Bellemare dirigera le concert Tableaux d'Espagne samedi.

Treize ans plus tard, Antoine Bareil interprétera la Symphonie espagnole de Lalo dans un concert de l'OSTR dirigé par Gilles Bellemare, et auquel participeront les élèves de la classe d'orchestre 2012-2013.

Comme c'est devenu une tradition, les élèves de la classe de M. Bellemare se joignent aux musiciens de l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières une fois par saison le temps d'un concert, question d'initier les jeunes à ce type d'expérience professionnelle. Cette année, le directeur artistique de l'OSTR Jacques Lacombe a choisi le thème de l'Espagne pour établir le programme du rendez-vous du 26 janvier.

Outre la symphonie de Lalo, le menu de la soirée comprend l'Ouverture de Don Giovanni de Mozart, celle de La force du destin de Verdi, le Capriccio espagnol de Nikolaï Rimski-Korsakov et les Airs d'Espagne de José Evangelista, un néo-Québécois d'origine espagnole. Gilles Bellemare souligne que toutes ces pièces, sauf la dernière, contemporaine, figurent parmi les grands titres que ses élèves auront à maîtriser dans une éventuelle carrière en musique classique.

«C'est la vision de l'Espagne par différents compositeurs. Ce sont des musiques très vivantes, très généreuses», décrit le professeur et chef d'orchestre en ajoutant: «On ne tourne pas les coins ronds! On a travaillé dans le détail. C'est intéressant pour un chef de pouvoir prendre le temps parce que dans le contexte professionnel, on n'a jamais autant de répétitions qu'au conservatoire, où on en a à chaque semaine». Plus d'une vingtaine d'élèves s'intégreront aux musiciens de l'OSTR samedi.

En imaginant le programme de ce premier concert de 2013, Jacques Lacombe avait pensé à Antoine Bareil pour livrer la Symphonie espagnole que le compositeur français Édouard Lalo a dédié en 1874 à son ami le violoniste Pablo de Sarasate. Malgré sa dénomination de «symphonie», l'oeuvre de Lalo s'apparente davantage à la forme du concerto. «C'est une oeuvre très marquante, pratiquement un incontournable. C'est très bien écrit. On y sent les rythmes espagnols, les tournures de phrases typiques à cette musique», décrit Antoine Bareil.

À entendre les éloges de Gilles Bellemare à l'endroit du violoniste trifluvien, on ne peut qu'anticiper une brillante interprétation. «Comme professeur de la classe d'orchestre, je dois dire qu'Antoine a toujours été un élève intéressant. Un talent comme lui, on en rencontre très peu», affirme-t-il en parlant du musicien qui a complété ses études supérieures en 2001 en méritant la meilleure note (99 %) parmi tous les candidats de tous les conservatoires québécois, tous instruments confondus.

Deux fois lauréat du premier prix dans sa catégorie au Concours de musique du Canada, Antoine Bareil s'est perfectionné deux ans à Salzbourg avant d'entreprendre une carrière partagée entre les engagements comme soliste ou surnuméraire pour des orchestres, les collaborations avec le violoncelliste Sébastien Lépine ou avec sa conjointe, la harpiste Valérie Milot, l'accompagnement de la soprano Marie-Josée Lord, et son statut de membre du groupe Quartango. Et ceci sans compter son travail de compositeur.

«Ce qui est remarquable avec Antoine, c'est son interprétation directe, très actuelle, assez moderne. Dans le monde des solistes, il y a une tradition d'exagération, d'affectation dans le sentiment. Mais là on voit une évolution dans l'approche de ces oeuvres romantiques, et Antoine démontre l'énergie d'un jeune soliste, sans rien d'emphase déplacée ou de trucs pour épater la galerie. C'est un jeu très dynamique», qualifie Gilles Bellemare.

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