Jean-Paul Gilbert réalise son rêve en publiant un premier polar

Le Shawiniganais Jean-Paul Gilbert a récemment publié son... (Photo: François Gervais)

Agrandir

Le Shawiniganais Jean-Paul Gilbert a récemment publié son premier roman, un polar intitulé Le Canard... Un meurtrier psychopathe.

Photo: François Gervais

Partager

Sur le même thème

Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Après 35 ans d'une carrière passée dans une usine d'acier inoxydable de Sorel-Tracy, le Shawiniganais d'origine Jean-Paul Gilbert est revenu dans la ville qu'il avait quittée à 20 ans.

Ce retour aux sources, choisi pour sa retraite, a réactivé un de ses vieux rêves, celui d'écrire. Au début de décembre, il lançait son premier polar Le Canard... un meurtrier psychopathe.

«Plus jeune, j'avais l'idée d'être journaliste. J'étais du genre à lire le dictionnaire et des encyclopédies. J'avais une adoration pour René Lévesque, qui était journaliste. Je n'avais pas de problème à écrire, alors c'est ce que je voulais faire. Je suis aller travailler pour gagner des sous pour aller à l'école de journalisme», raconte l'homme que les circonstances de la vie ont finalement mené vers un autre chemin.

Amateur de polars, surtout américains, Jean-Paul Gilbert a profité de sa retraite et de son retour à Shawinigan pour envisager un projet d'écriture de son propre livre.

Après s'être assuré du soutien de sa conjointe dans cette aventure qui allait l'occuper presque à temps plein pendant un moment, l'auteur s'est lancé.

«J'ai mis beaucoup d'heures dans ça. J'ai tout écrit à la main. Ça a pris trois mois à écrire, corriger... J'ai fait imprimer et j'ai envoyé le livre à une quinzaine de maisons d'édition, qui ont toutes refusé de le publier. J'ai voulu abandonner», confie l'homme de 70 ans. Finalement, un courriel lui est arrivé en mai dernier de la part des Éditions de l'Interdit, manifestant de l'intérêt pour le manuscrit.

Cette maison d'édition de Saint-Sauveur-des-Monts se spécialise dans la publication de livres «strictement pour adultes, en particulier des romans et des nouvelles qui se démarquent par leurs sujets controversés qui dérangent et qui choquent», est-il décrit sur son site Internet.

Le roman de Jean-Paul Gilbert ne s'adresse pas aux âmes sensibles ou prudes. Des têtes de bébés assassinés reliées à une patte de canard sont au centre de l'intrigue policière servant de trame à l'histoire mise en scène à Shawinigan.

Les rencontres d'un groupe de retraités dans un restaurant ponctuent les développements de l'enquête visant à trouver le ou la coupable des crimes tordus. Les secrets de chacun des retraités dévoilent leur personnalité et sèment des pistes liées au cas qui intéresse les enquêteurs. Entre des extraits de poésie, le récit est aussi truffé de références à la vie sexuelle des personnages.

«C'est l'intrigue policière qui est au fond de tout ça. Il fallait que je trouve une histoire qui se démarque. Je ne suis pas un monsieur qui parle beaucoup. J'écoute les conversations des autres au centre d'achat, au restaurant...», formule le Shawiniganais en évoquant ses sources d'inspiration.

L'auteur reconnaît que les réactions des gens sont partagées à la lecture de son livre.

«Ça crée une polémique. Les gens ont encore des doutes sur qui est le coupable. Ça laisse suspecter une suite», indique l'auteur qui a déjà envoyé un deuxième manuscrit à sa maison d'édition.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer