Pee-Wee 3D: à défaut de hockey à la télé

Les scènes d'action sur la glace occupent une... (Photo Films Séville)

Agrandir

Les scènes d'action sur la glace occupent une importante portion de Les Pee-Wee 3D et elles sont assez réussies.

Photo Films Séville

Partager

Sur le même thème

François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La combinaison d'un film familial portant sur le hockey pee-wee avec une sortie sur les écrans au temps des Fêtes semble parfaitement naturelle. Le fait d'y ajouter la technologie 3D, dans le contexte actuel, ne surprend pas tellement non plus.

Les Pee-Wee 3D L'hiver qui a changé ma vie est un film plutôt bien fait qui devrait connaître un succès commercial enviable au cours des prochaines semaines.

L'oeuvre d'Érik Tessier, un ancien du séminaire de Trois-Rivières originaire de Saint-Casimir, ne brille pas par son originalité mais offre ce à quoi on peut s'attendre d'un film destiné à plaire aux jeunes sans s'aliéner les adultes. La formule impose d'avoir une intrigue primaire qui s'adresse à la clientèle juvénile et une autre, parallèle, susceptible de toucher les parents.

La première piste, c'est celle du hockey. Une équipe cherche à participer au fameux tournoi pee-wee de Québec. En plein milieu de la saison, la gardienne de l'équipe, Julie (Alice Morel-Michaud), découvre un garçon, Janeau (Antoine Olivier Pilon)  nouvellement arrivé dans son quartier, qui manifeste un très grand talent.

Elle insiste pour qu'il intègre l'équipe, ce qui n'enchante pas Janeau plus qu'il ne le faut, car, et c'est là qu'entre une intrigue parallèle, il vit le deuil de sa mère pendant que son père (Normand Daneau), très absent quand la mère vivait, s'en remet très mal lui aussi. Le hockey pourrait être le prétexte de leur rapprochement.

Comme Janeau est vraiment tout un joueur, il suscite la jalousie de Joey (Rémi Goulet), meneur de l'équipe. Une jalousie qui prend une ampleur démesurée, jusqu'à pousser Joey à trahir les objectifs de l'équipe, essentiellement parce qu'il subit une énorme pression de la part de son père (Claude Legault). À travers les épreuves, les jeunes trouveront une façon de régler leurs conflits servant ainsi aux adultes une leçon de vie.

Difficile d'attaquer Les pee-wee 3D sur le scénario, très convenu, évidemment, mais correctement mené. On retrouve un assez juste dosage de renversements de situation qu'impose le genre. La mise en scène, pas moins conventionnelle, les soutient.

Ce qui aide le film, c'est le niveau des interprètes, passablement relevé. Déjà, la brochette des acteurs adultes est impressionnante: Guy Nadon, Claude Legault, Normand Daneau, Edith Cochrane, pour ne nommer qu'eux, m'ont semblé particulièrement consciencieux et convaincus.

Les jeunes ne détonnent pas trop. Alice Morel-Michaud défend avec talent son personnage, celui, désormais obligé de la fille dans l'équipe et qui exige une palette de jeu un peu plus large que ses collègues. Aux autres, on ne demande pas la Lune mais ils s'acquittent avec passablement d'aplomb de leur tâche de nous faire croire à leurs personnages.

Les scènes d'action sur la glace, peut-être inutilement nombreuses, sont plutôt réussies.

Il faut, bien sûr, accepter les conventions du genre pour apprécier le film. Le dénouement ne fait jamais de doute, pas plus que les embûches. Les clichés sont nombreux et parfois un peu lourds. La méchante équipe russe que les Lynx doivent affronter combine la plupart des lieux communs dont on a affublé les équipes soviétiques, puis russes, depuis 1972. Il faut les haïr, que voulez-vous?

La chose qui m'a personnellement le plus dérangé dans Les Pee-Wee 3D, c'est le 3D, justement. Le film se défendrait parfaitement en 2D. Le scénario n'est vraiment pas si sophistiqué qu'il ait besoin d'effets visuels supplémentaires pour qu'on saisisse les intentions profondes des auteurs.

Les concepteurs ont utilisé quelques trucs du métier pour faire ressortir l'apport du 3D dont une séquence absolument orgiaque d'effets 3D qui laisse l'impression qu'on a cherché à justifier le prix d'entrée. Surtout qu'on le met dans le titre...

N'empêche, il s'agit d'un divertissement familial qui peut fort bien s'inscrire dans l'horaire des Fêtes à la satisfaction de tous.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer