Érik Tessier a vécu avec ferveur l'aventure de Pee-Wee 3D

Érik Tessier, réalisateur du film Pee-Wee 3D.... (Photo: Émilie O'Connor)

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Érik Tessier, réalisateur du film Pee-Wee 3D.

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Dans son parcours marqué autant par la télévision que par le cinéma ou la publicité, le film de sport était absent. Le réalisateur Érik Tessier a comblé ce vide en réalisant Les Pee-Wee 3D. L'hiver qui a changé ma vie, l'histoire des joueurs d'une équipe sur le chemin du mythique tournoi pee-wee de Québec.

Le projet peut sembler étrange dans une carrière qui inclut notamment la réalisation de

Sur le seuil et 5150, rue des ormes, deux suspenses glauques tirés des livres de Patrick Sénécal.

«Pour moi, il importe d'abord et avant tout de tomber en amour avec une histoire, explique le réalisateur natif de Saint-Casimir. Il faut qu'il y ait une petite voix au fond de moi qui me dit que le projet est fait pour moi. Dans ce cas-ci, ça fait presque cinq ans que j'ai reçu le scénario. Je finissais

5150 rue des ormes et après cinq années à travailler presque en continu des oeuvres de Patrick Sénécal, ce scénario-ci est arrivé comme une bouffée d'air frais.»

«En plus, poursuit celui qui a fait ses études secondaires au séminaire de Trois-Rivières, j'ai eu un enfant vers cette époque-là alors, cette histoire me touchait d'autant plus et je comprenais intimement ce que les scénaristes cherchaient à exprimer. Et puis, je n'avais jamais tourné un film avec des scènes de sport: ça me tentait aussi de me lancer dans cette aventure-là.»

Malgré le défi que représentait pareille production avec son budget de 6,4 millions $ et l'utilisation de la technologie 3D, une première au Québec, il reste que c'est l'émotion qui a été le fil conducteur du réalisateur tout au cours du projet.

«Une production aussi grosse qui impliquait 62 chorégraphies de hockey qu'on a tournées dans quatre arénas différentes, avec de multiples scènes de groupe, une partie du tournage dans le froid de l'hiver, etc., il me fallait vraiment conserver le focus et j'y suis arrivé. Il fallait que malgré l'ampleur de la machine, l'émotion passe jusque dans les regards des personnages.»

«Le secret, c'est que l'émotion était dans le scénario et surtout, qu'elle était étroitement liée au hockey. Je me suis contenté d'être au service des auteurs dont je faisais partie et de respecter la vérité des dialogues. C'est comme ça qu'on a évité de tomber dans le mélodrame comme c'est si souvent le cas avec des films de sport. Le scénario était tellement solide que la montée dramatique se faisait par elle-même sans qu'il soit nécessaire de l'appuyer avec des effets.»

Quand je suis arrivé sur le projet, j'ai fait retirer 35 pages du scénario, soit à peu près le quart. J'avais l'avantage d'avoir un regard extérieur et d'être conscient des faiblesses que les scénaristes ne voyaient plus à force d'y être plongés. Un mois et demi avant le début du tournage, on a réécrit tous les dialogues mais dès lors, le film se tenait vraiment très bien et c'est pour ça que je trouve qu'il est solide à l'écran.»

Après avoir mis tant d'efforts dans le projet, c'est sûr que le réalisateur rêve d'un succès. «Ça ne serait pas plaisant de se planter, évidemment, mais en même temps, ce sont les spectateurs qui vont décider. Moi, je suis très, très fier de ce qu'on a fait. Il y a quatre ans seulement, je ne pense pas que j'aurais été capable de mener à bien une aussi grosse production mais là, j'ai bien mené le bateau. Je me suis fait confiance et je pense que le résultat parle par lui-même.»

Érik Tessier a suffisamment de pain sur la planche pour ne pas perdre la main puisqu'il dirige présentement la série O' à TVA. «C'est vraiment un grand plaisir à tourner. C'est un scénario qui a une solide direction qui nous permet de créer de belles émotions. J'y travaille avec autant d'application que si je tournais un film.

«En plus, je travaille avec une brochette de comédiens exceptionnels. C'est vraiment un grand bonheur à faire. Mais j'aime beaucoup le cinéma. Un film, c'est comme un objet précieux dont toute la richesse est condensée dans deux heures alors qu'un série télé s'étend sur une longue période. J'aime les deux, mais au cinéma, j'ai l'impression que c'est du travail de ciseleur et j'adore ça.»

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