Pour l'amour des mots et de la musique

L'auteur-compositeur-interprète François Désaulniers a lancé son mini-album Mais... (Photo: Olivier Croteau)

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L'auteur-compositeur-interprète François Désaulniers a lancé son mini-album Mais qui est donc François Désaulniers? hier lors d'un spectacle à la salle Louis-Philippe-Poisson de la Maison de la culture.

Photo: Olivier Croteau

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) François Désaulniers nous attend dans un café en prenant des notes dans le petit calepin noir qu'on associe aux auteurs toujours à l'affût d'inspiration. Et il l'avoue, tout est matière à création.

L'auteur-compositeur-interprète a lancé hier à la Maison de la culture de Trois-Rivières un mini-album représentatif de ce qui l'anime.

Diplômé du Collège Laflèche en communications, arts et littérature, le natif de Saint-Tite s'est inscrit à l'Université de Montréal en littérature, puis a obtenu une maîtrise en création théâtrale avec un détour par l'Université Paris X, guidé par l'auteur et professeur Normand Chaurette.

«Après être parti de Saint-Tite, avoir étudié à Shawinigan au secondaire, à Trois-Rivières au collégial puis à Montréal et à Paris à l'université, j'avais hâte de revenir en Mauricie!», confie le trentenaire, modeste quand on le questionne sur son parcours scolaire. À travers tout ce cheminement plus axé vers les mots, François Désaulniers continuait à développer son intérêt pour la musique, pour la guitare en particulier.

Il a suivi des cours privés et a fait partie de Guitare Mauricie et de l'Union musicale de Grand-Mère, notamment pendant les dernières années où Francis Brisson l'a dirigée. Le musicien et amant des mots était déjà engagé dans la composition de chansons quand il a considéré ses choix d'études.

«Je me suis dit que j'allais apprendre à écrire comme il faut et faire de la musique à côté», a-t-il raisonné, croyant que fort de ses études en littérature, il pourrait aussi écrire des romans ou des pièces de théâtre. Il s'est aussi dit qu'en s'entourant de «bons musiciens», il pourrait traduire au mieux le mariage qu'il imaginerait entre mots et musique.

François Désaulniers a joué en public après ses études secondaires. «Je faisais partie d'un groupe qui faisait du blues et des standards de jazz, et il s'est inséré de la chanson là-dedans, puis de mes compositions», énumère-t-il en détaillant la chronologie de son parcours musical. En 2003, le jeune homme enseignait au Collège Laflèche quand il a décidé de laisser son emploi pour se consacrer à temps plein à la chanson.

Il a présenté «un vrai spectacle au complet» à la Pierre angulaire de Saint-Élie-de-Caxton en 2003. «Les quatre premières années, j'allais chez les diffuseurs avec ma guitare pour me présenter! J'ai fait ça à Québec, Montréal, à l'Île d'Orléans, dans des petites places avec une proximité avec le public», relate celui qui s'est aussi produit en France, notamment via l'Office franco-québécois pour la jeunesse.

En 2006, l'auteur-compositeur-interprète a mérité deux prix aux demi-finales du Festival international de la chanson de Granby.

Depuis ce temps, son agenda a contenu des premières parties de spectacles d'Urbain Desbois et de Lynda Thalie, un été en résidence au Musée du bûcheron et deux tournées avec l'Union des écrivaines et des écrivains québécois, en plus de son emploi à temps partiel aux Éditions d'art Le Sabord.

Puis l'artiste a pris un petit temps de recul «pour laisser reposer les choses». Il en a profité pour faire paraître une série de livres jeunesse, Sur le bout de la langue, qui explore des éléments de la langue française comme le lapsus ou l'hyperbole. C'est pendant un séjour de deux semaines en Islande qu'il s'est remis à la musique et a terminé d'écrire les chansons destinées à un projet de mini-album. Celui lancé hier.

«C'est une carte de visite qui présente vraiment bien ce que je fais. On y retrouve du rock acoustique, du folk, une rumba à la western spaghetti, un blues apocalyptique. Dans les années 1990, il y avait la vague des albums unplugged. Moi, j'ai voulu me plugger sur mon album!», explique celui qui s'est, entre autres, entouré du guitariste Jean-Lou de Carufel, du contrebassiste Jean-François Martel et du batteur Sylvain Jalbert pour enrober ses chansons.

«J'écris mes chansons guitare et voix et j'entends les arrangements quand je joue... J'ai donné mes directives aux musiciens, mais pour moi c'était important de laisser place à leur créativité, qu'ils me sortent de mon plan. Ce sont des musiciens d'expérience qui n'ont rien à prouver, qui en enlèvent, même, pour travailler au service de la chanson», apprécie celui dont l'album est disponible chez Archambault et via le site www.francoisdesaulniers.net.

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