Debussy en guise de conclusion

Denise Trudel présente le quatrième et dernier volume... (Photo: François Gervais)

Agrandir

Denise Trudel présente le quatrième et dernier volume de sa série de contes musicaux suivant l'initiation du jeune Pierre à la musique.

Photo: François Gervais

Partager

Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Pour le dernier opus de sa série de contes musicaux, la pianiste trifluvienne Denise Trudel explore l'univers de Debussy, un compositeur particulièrement significatif pour elle. Toujours aussi motivée par son désir de partager sa passion pour la musique, cette pédagogue dans l'âme pose la double barre de mesure à quatre livres-disques conçus pour soutenir l'initiation des enfants à la musique.

Les quatre volumes suivent un jeune garçon, Pierre, dans son apprentissage musical. Chaque livre-disque est axé sur la musique d'un compositeur qui sert de trame sonore à une histoire où se profilent des enjeux de la vie quotidienne.

Professeure au Conservatoire de musique de Trois-Rivières, Denise Trudel est la conceptrice du projet et l'interprète de sa portion musicale. Les contes sont écrits par Mathieu Boutin, les illustrations sont signées Paule Trudel Bellemare et la narration est assurée par la comédienne Pascale Montpetit.

Créé autour de la musique de Prokofiev, le premier tome, Pierre et le pialeino est paru en 2007 et illustre la découverte de la musique par l'enfant qui rencontre une créature hybride baleine-piano, échouée sur une plage.

Le deuxième, Pierre et Clara, se veut un clin d'oeil à l'histoire de la musique en exposant en parallèle la relation entre Schuman et sa femme (Clara, la fille de son professeur de piano), et celle miroitée plus de 150 ans plus tard entre Pierre et la fille de son professeur de piano, aussi appelée Clara!

Cette histoire d'amour a même déployé d'autres ramifications dans la maison de Denise Trudel, à Trois-Rivières, là où Pascale Montpetit et Mathieu Boutin se sont rencontrés la première fois dans la démarche du travail préliminaire au projet. Cupidon a fait son oeuvre auprès de la comédienne et de l'auteur, qui se sont épousés et ont adopté une petite fille qu'ils ont prénommée... Clara!

Inspiré de la musique de Tchaïkovski, le troisième tome, Pierre et les voyous, traite du phénomène de l'intimidation à l'école. Le dernier, Pierre traqué par le trac, aborde les émotions générées par le trac, ainsi que la maladie d'Alzheimer dont souffre la grand-tante de Pierre.

Denise Trudel est particulièrement fière d'avoir pu enregistrer la musique de Debussy sur le piano Fazioli d'Huguette et Roger Dubois, mécènes de la fondation Canimex.

«C'est un piano qui permettait d'aller plus loin dans ma façon de colorer mon jeu», a apprécié la pianiste formée au conservatoire de Trois-Rivières et à l'Hochschule für Musik Mozarteum de Salzbourg.

«Debussy est un de mes compositeurs préférés depuis l'adolescence. J'ai accroché à lui quand j'explorais seule la musique. Ça fait référence aux rêves d'adolescence», partage-t-elle en mentionnant plus précisément la pièce Rêverie, qui se retrouve sur le disque.

L'idée de la série de contes musicaux est née dans l'esprit de la professeure qui souhaitait alléger son atmosphère professionnelle.

«Je n'avais que des élèves avancés. L'air ambiant était chargé de stress, de questions existentielles. C'était lourd. C'était une ambiance de terreur de: Qu'est-ce que je vais faire dans la vie?'' chez mes élèves», se souvient-elle. Dans l'optique de changer d'air, justement, la professeure a accepté un contrat de remplacement d'une pianiste auprès d'une compagnie de théâtre pour enfants.

«Ça a été une révélation! Tu es dans un auditorium plein de petits de cinq ans qui t'écoutent, émerveillés! Ça m'a ramenée à la base, qui est mon désir de partager ma passion. Moi j'enseigne parce que j'aime ça enseigner! Ça vient du coeur. Alors c'est là qu'a germé l'idée qu'il faudrait que je retourne à cette fonction d'accrocher les jeunes à la musique», indique-t-elle.

La démarche de Mme Trudel jumelait son volet pédagogique à un autre d'accessibilité.

«Je voulais enregistrer ces pièces qui ne le sont jamais, pour que les élèves puissent les écouter», dit-elle en songeant aux pièces gravées sur les disques et qui font partie de l'apprentissage des jeunes qui s'initient au piano. Et avec l'aspect conte, «l'enfant peut réaliser que quand on joue un morceau sur un instrument, on raconte une histoire. Même si la musique a été écrite il y a 150 ans!»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer