Déjà au point de départ de la visite, sur le parvis de l'église Sainte-Cécile, le guide revient sur des moments significatifs de l'histoire du quartier. Alors que le milieu ouvrier recrutait des employés, des édifices résidentiels étaient construits pour les loger.
Les gens qui habitaient maintenant le quartier devaient se déplacer ailleurs pour la fréquentation d'un lieu de culte. La construction de l'église Sainte-Cécile s'est avérée nécessaire. C'est ainsi que Pierre-Paul Aveline introduit ses visiteurs à l'activité pédestre.
C'est une visite empreinte de la présence des industries et de la place de la religion à l'époque. À ce sujet, on rappelle que les filles et les garçons étaient séparés un peu partout où ils allaient, et ce, jusqu'à la piscine! Les visiteurs en apprennent aussi davantage sur les ruelles du quartier, des lieux de rencontres sociales.
Entres autres, le parcours sillonne les rues Saint-Paul, Sainte-Cécile et Saint-François-Xavier. À deux moments pendant la visite, des citoyens animateurs attendent le groupe. Ils transmettent leur passion du quartier aux participants de l'activité.
Cette touche spéciale bonifie la visite. En plus de changer le rythme, le nouvel interlocuteur fait profiter les visiteurs de sa grande connaissance de Sainte-Cécile. Ils partagent des souvenirs de jeunesse et des histoires familiales. Ils présentent aussi des photos et des objets anciens. Les visiteurs plongent carrément dans le passé.
Un citoyenne animatrice montre d'ailleurs des photos où l'on voit des numéros de téléphone constitués uniquement de trois chiffres. Les gens de l'époque étaient loin de se douter qu'en 2012, les numéros de téléphone auraient dix chiffres et que l'on se voit dans l'obligation d'ajouter de nouveaux indicatifs régionaux!
Notons que les quatre citoyens animateurs se relaient pour l'activité et que deux visites risquent donc d'être différentes.
Voir autrement
«J'apporte un point de vue plus actuel. J'essaie de changer la perception», souligne le guide Pierre-Paul Aveline, conscient que des événements malheureux se produisent parfois dans le secteur.
Il précise que ces événements auraient pu se produire n'importe où ailleurs. Il croit que les gens apprennent beaucoup et il apprécie leur niveau de participation pendant les visites. Souvent, les visiteurs se reconnaissent dans les discours et ils complètent en partageant une histoire racontée par un parent par exemple.
Ève Lavallée a pris part au parcours et elle a découvert une autre facette du quartier. «Je le comprends mieux», dit-elle. Quant à Anne Tousignant, elle a été tout aussi intéressée par l'activité. «Malgré que je sois Trifluvienne, j'ai appris des choses», commente celle qui en sait maintenant plus sur le développement du quartier et sur l'architecture des édifices.
Comment pouvait-on différencier les résidences des francophones de celles des anglophones à l'époque? Pourquoi le lavage ne se faisait pas le lundi? Que retrouvait-on sur le site des Artisans de la paix auparavant?
Les réponses à ces questions sont à découvrir au circuit Histoires de quartiers.