L'annonce en a été faite jeudi par Julie Boulet, ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale et ministre régionale, devant un parterre de plusieurs dizaines de personnes dont le maire Guy Veillette, Mireille Paquin, conseillère municipale et responsable du dossier, et le curé Clément Jacob.
«Au Québec, le patrimoine religieux témoigne de notre riche histoire, tant architecturale que religieuse. Les lieux de culte constituent des repères visuels et plusieurs méritent qu'on en assure la sauvegarde, tant pour les générations présentes que pour les générations futures», a tenu à témoigner Mme Boulet.
Au cours de son allocution, Mme Paquin a rappelé que l'église actuelle a été inaugurée en 1874, puis agrandie en 1916. Elle a également abordé le sujet des activités de financement. Elle a mentionné que, le 20 septembre, se tiendra une conférence donnée par Paul Monty. C'est le grand-père de ce dernier, Louis-Eustache Monty, un peintre décorateur, à qui on doit les 29 tableaux qui ornent l'intérieur de l'église et qui ont été réalisés en 1916, l'année des travaux d'agrandissement.
Pour sa part, le maire Veillette se réjouit de cette deuxième annonce importante en un an pour Saint-Narcisse, après celle d'un gymnase qui sera construit à l'école de la Solidarité. «L'église, c'est notre château, c'est notre plus beau bâtiment sur le plan architectural... C'est beaucoup plus qu'un lieu de culte: c'est un lieu de rassemblement», rappelant ainsi sa vocation première tout en ajoutant le volet culturel qu'on veut y développer. Récemment, il y a eu la prestation de Marc Hervieux, sans oublier que l'église a abrité pendant un an une formation musicale en résidence, soit l'orchestre de saxophones Moliantegok.
M. Veillette s'est arrêté sur la minutie du travail qui sera exécuté et qui commande une facture importante. «On va défaire les briques une par une. On va les numéroter et les envelopper pour les replacer. C'est un travail de moine. C'est du grand art qui va être fait», a-t-il fait valoir.
Il a également mentionné qu'un troisième dossier devrait être éventuellement confirmé, sans toutefois en dévoiler la nature.
Finalement, le curé Jacob a confié que jusqu'à maintenant, on avait ramassé quelque 50 000 $ via diverses activités de financement; il manque donc 112 000 $ pour boucler le budget. Mais la participation à l'annonce d'hier est de nature à l'encourager. «Le nombre de personnes ici montre l'intérêt que vous avez pour le projet.» Le maire a tenu à la rassurer en indiquant que la municipalité mettrait l'épaule à la roue afin d'éviter le dépassement des coûts anticipés.
D'ici six mois, le chantier doit s'ériger autour du clocher nord pour le réparer, en plus de la corniche et de la fenestration. Mais avant cette étape, la firme d'architectes Jacques et Gervais de Shawinigan fera les plans, après quoi on ira en appel d'offres.