C'était un treizième rassemblement pour les citoyens qui ont participé aux festivités de cet événement musical. Guy Daigle, conseiller municipal du district de Laviolette, est satisfait du déroulement des activités. «La température était là, de gros groupes étaient présents et la population était là, souligne-t-il. La treizième édition était un chiffre très chanceux», poursuit-il avec humour.
«Ça fait longtemps que je voulais le Boogie Wonder Band, mais je me disais que je n'aurais jamais les moyens d'avoir ça avec la gratuité», rêvait-il encore il y a quelque temps. Cet accès gratuit au site revêt une grande importance pour le conseiller municipal. Cependant, malgré cette gratuité pour les visiteurs, il précise que l'édition se termine avec des surplus. «On n'a pas géré avec des prévisions, mais avec l'argent qu'on avait», raconte-t-il en donnant le mérite à cette gestion serrée pour avoir réussi à attraper le Boogie Wonder Band dans les filets de l'événement. Il est particulièrement fier de son «traditionnel samedi soir» comme il dit, car le Boogie Wonder Band, c'était un rêve qu'il réalisait pour les gens du quartier et pour lui-même.
Devoir accompli
«Quand j'ai commencé en politique, j'ai dit que les gens allaient entendre parler du quartier à la grandeur de la ville. Je ne pensais pas que le quartier ferait parler de lui à travers la Mauricie. On en est train d'en faire parler à travers le Québec», constate-t-il, satisfait de la notoriété que le festival a acquis au fil des années.
C'est le sentiment du devoir accompli pour le politicien municipal, non seulement pour cette édition, mais aussi pour ce que l'événement est devenu.
«Musique en fête a sa place par sa gratuité, la variété et la qualité des spectacles», mentionne-t-il. Il ajoute qu'il donne aussi une tribune à des artistes de la région.
Guy Daigle s'amuse à dire que Musique en fête était son bébé il y a quelques années et qu'il est maintenant devenu adulte. Selon lui, l'événement est mature et le comité organisateur doit se concentrer sur l'offre de spectacles de qualité pour les années à venir, car le public a des attentes de plus en plus élevées. Le conseiller municipal n'a pas peur de s'impliquer pour les combler, lui qui a à coeur la satisfaction du public.
C'est une histoire de liens cet événement, car Guy Daigle n'est pas seul à consacrer du temps à sa mise en place. Son épouse n'est pas trop loin tout comme ses enfants. Des amis et d'autres membres de sa famille collaborent à la tenue des activités.
«C'est comme le rendez-vous des anciens du quartier Saint-Philippe une fois par année», ajoute-t-il en parlant de l'effet rassembleur des festivités.
En fin de semaine, l'expérience ne se limitait pas à la scène où se tenaient les spectacles au parc Victoria. Les kiosques, les jeux gonflables et les maquillages ajoutaient une touche festive et familiale à l'événement.