Le titre est révélateur de deux aspects de l'exposition: elle porte sur les astres et elle s'adresse en priorité aux enfants, ce qui n'exclut nullement que les adultes soient fascinés.
Les astres ont fasciné de tout temps et peut-être aujourd'hui plus que jamais alors qu'on en connaît davantage sur l'univers, que de nouvelles questions se posent et que des réponses apparaissent de plus en plus accessibles. Mais s'il est une chose qui se vérifie constamment, c'est que plus on en connaît, plus on réalise qu'on en sait peu.
Météores à bâbord ne réinvente rien en soi et nous parle de sujets connus: les météorites, le système solaire, l'origine de la Terre, l'apparition de la vie, la conquête de l'espace, etc. Elle a cependant le grand mérite d'être concrète et de présenter plusieurs objets fascinants pour illustrer son propos. Les fragments de météorites ne manqueront pas d'attirer l'attention de tous. Qui plus est, ils sont nombreux et particulièrement bien choisis.
Les visiteurs seront nombreux à s'extasier devant la composition intérieure de certains de ces cailloux extraterrestres d'une singulière beauté. Les esthètes seront aussi séduits que les pures scientifiques.
La pièce la plus spectaculaire est une reproduction mais son effet n'en est en rien atténué puisqu'il s'agit d'une reproduction grandeur nature de la plus grosse météorite dont on ait retrouvé la trace sur la Terre. Un truc énorme dont on ne peut qu'imaginer l'ampleur de l'impact quand il a frappé le sol. La vraie, la météorite Hoba, demeure sur son site d'impact, justement, pour une raison qui vous apparaîtra évidente en la voyant.
Comme toute exposition familiale qui se respecte désormais, Météores à bâbord est très tournée vers l'interactivité et saura occuper les jeunes mains et les jeunes esprits le moindrement curieux. On a même prévu la présence d'un jeu vidéo pour retenir les accros qui ne peuvent rester loin de leur ordinateur trop longtemps.
Ce n'est pas parce qu'on est attrayant pour les tout petits qu'on est bête. On peut sans craindre de perdre son pari mettre au défi n'importe quel adulte de ne rien apprendre lors de sa visite de Météores à bâbord. Et surtout, et c'est là bien plus important, de ne pas être fasciné par ce qu'on nous montre ou ce dont on nous fait prendre conscience à propos de notre univers.
Une exposition de nature scientifique, sans être aride est un must pour le nouveau directeur général du musée. Il veut en avoir constamment une dans sa programmation. Si celle-ci est un exemple significatif de ce qu'il veut, on a là une orientation particulièrement pertinente qui ne manquera pas de plaire au grand public.
Contrairement à d'autres expositions dans la programmation, celle-ci ne durera cependant que trois mois, soit jusqu'au 23 septembre prochain.