Une oeuvre d'art pour s'extérioriser

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Devant L'Arbre de l'accomplissement, l'artiste, Marcel Cassan, et... (Photo: Stéphane Lessard)

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Devant L'Arbre de l'accomplissement, l'artiste, Marcel Cassan, et les auteurs de l'oeuvre: Genny Gagné-Lemire, Maxime Monière, Sonya Lapolice, Michael Proulx, Patrick Mercier, Carolane Dansereault, Raphaël Hélie-Dunn.

Photo: Stéphane Lessard

Robert Martin

Robert Martin
Le Nouvelliste

(Bécancour) Dans le cadre du projet Art-image du Carrefour jeunesse-emploi du comté de Nicolet-Yamaska et de la MRC de Bécancour, sept jeunes de la rive- sud, guidés par le ferronnier d'art Marcel Cassan, ont réalisé une oeuvre qui trône maintenant sur le bord de la 132 dans le Jardin des sculpture de Bécancour. L'oeuvre, faite de métal et de vitraux, s'intitule L'Arbre de l'accomplissement, un lien entre la sculpture et la mission de l'organisation.

«Le cheminement socioprofessionnel des personnes se compare à la croissance d'un arbre et aux éléments dont il a besoin pour atteindre sa maturité. Il a besoin d'une terre fertile, d'engrais, d'eau et de soleil pour arriver à son plein potentiel», expliquait Annie Richard, directrice générale de Carrefour jeunesse-emploi de Nicolet-Yamaska et de la MRC de Bécancour.

Les personnages de la sculpture illustrent ce qu'est la différence, car il faut se rappeler que chaque personne est unique et spéciale, comme ces sept jeunes qui ont travaillé sous la houlette de M. Cassan. «Nous sommes différents les uns des autres et depuis le début, nous avons eu à travailler, tous, avec des tempéraments différents. C'est après des discussions enflammées que nous avons pu en arriver à établir le concept de l'oeuvre et l'oeuvre elle-même», a dit Maxime Monière, 23 ans, qui a parlé de cette expérience en son nom et en celui de ses camarades des cinq derniers mois, le temps que l'on a pris pour réaliser l'oeuvre.

De ces sept jeunes, un sera bientôt sur le marché du travail et les six autres feront un retour aux études, dont Maxime Monière, qui fera des études en informatique au Cégep de Trois-Rivières dès le mois d'août pour éventuellement devenir idéateur et concepteur de jeux vidéos.

«J'étais plutôt solitaire, mais ma participation à ce projet m'a permis de m'extérioriser et de comprendre que ce n'était pas si effrayant que ça de sortir de ma petite bulle. Avant même d'entreprendre ce projet, jamais je n'aurais pu envisager de m'adresser à un auditoire comme je viens de le faire. Je suis vraiment heureux d'avoir pu comprendre que se socialiser c'était pas si pire», ajoutait Maxime Monière.

Que de travail

Ce dernier n'est pas le seul à «être sorti de sa coquille». «Aujourd'hui, nous nous retrouvons devant des jeunes transformés. Des jeunes qui ont appris, malgré leurs caractères différents, à travailler ensemble, à s'exprimer, à réaliser un travail collectif. Je peux dire que je suis très fier d'eux et je suis convaincu que ce projet va leur permettre de se réaliser dans d'autres champs d'action», disait Jonathan Bélanger, un intervenant du Carrefour jeunesse-emploi, qui a encadré ces jeunes en compagnie de Maxime Boisvert.

Marcel Cassan, ferronnier d'art, a aussi adoré son expérience. «Demander à un jeune de travailler de ses mains, ce n'est pas très évident. Mais il faut bien qu'il commence quelque part. Il a fallu recommencer et répéter à quelques reprises, mais ces jeunes ont réalisé quelque chose de bien. On les a sortis de leurs ordinateurs pour leur faire vivre une expérience enrichissante. Ils ont bien travaillé», a-t-il confié.

Ces jeunes se sont donné un but et lors du dévoilement de la sculpture ils avaient raison de démontrer toute leur fierté pour cette réalisation.

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