«Les gens de Wemotaci sont très fiers de moi. Ils sont fiers qu'une Atikamekw chante sur une scène des FrancoFolies. C'est la première fois. Ils sont derrière moi et m'encouragent énormément», affirme la chanteuse qui voit sa carrière prendre un nouveau souffle.
«Tout le monde m'arrête dans les rues de la communauté pour m'en parler.»
Cette fierté se reflète même sur la jeunesse atikamekw qui voit en Laura Niquay un modèle. «Les jeunes sont très impressionnés.»
L'artiste de 30 ans a récemment tourné avec Wapikoni son premier vidéo-clip de sa chanson Ninan Ki Osimak. Cette chanson est dédiée à sa grand-mère, Annie Basile-Niquay décédée l'an dernier laissant derrière elle pas moins de 13 enfants, 58 petits-enfants, 171 arrière-petits-enfants ainsi que 101 arrière-arrière-petits-enfants.
Cette femme est pour Laura Niquay une très grande source d'inspiration. «Je lui rends hommage dans cette chanson», précise-t-elle.
Par ailleurs, Laura Niquay s'inspire de la réalité, parfois difficile, des communautés autochtones. Elle avoue d'ailleurs s'être réfugiée dans l'art à l'adolescence. «Je m'accroche à la musique», précise-t-elle.
Depuis son premier vidéoclip, les choses se bousculent pour l'artiste de Wemotaci. Elle prévoit enregistrer un album en 2013 ainsi que de tourner d'autres vidéoclips.
Laura Niquay a reçu en octobre dernier le prix de la relève au Gala Teweikan qui récompense les meilleurs artistes autochtones. Elle chante en atikamekw des airs résolument folk et rock. Elle s'accompagne elle-même à la guitare.
La chanteuse dit se sentir très confortable dans ces styles musicaux qui se marient parfaitement avec la langue atikamekw. «La langue est rythmée. C'est parfait pour chanter du folk rock.»
La musique a toujours fait partie de la vie de Laura Niquay. «Toute ma famille joue de la musique ou chante. Mais, c'est moi qui ai hérité de tous les talents», lance-t-elle à la blague qui précise qu'elle sera accompagnée sur son album de membres de sa famille.