«Cette coopération favorisera le transfert de connaissances, tout en générant des activités pédagogiques et de recherche en lien avec les activités culturelles, économiques et touristiques du Musée», formulent les deux partenaires dans le communiqué annonçant l'accord.
Un premier projet honorant ces objectifs se déploiera dès septembre, alors que deux professeurs mèneront une recherche sur les «non-publics» du musée. Dirigée par Marie-Claude Lapointe et Jason Luckerhoff, respectivement professeurs aux départements d'études en loisir, culture et tourisme, et de lettres et communications sociales, l'étudiante à la maîtrise Marie-Andrée Gauthier s'intéressera à la question.
Comme l'explique le duo de professeurs chercheurs, la notion de non-public «trouve sa source dans l'idéal de démocratisation de la culture et dans la construction sociale de la légitimité culturelle». Plus concrètement, l'interrogation à laquelle tenteront de répondre les universitaires est la suivante: «Qui sont les personnes qui ne visitent pas le musée, et pourquoi?», avec comme enjeu connexe la représentation qu'ils s'en font.
«Le musée pourra se servir des conclusions dans sa planification et sa gestion», considère le professeur Luckerhoff en faisant ressortir les bénéfices pour les deux parties.
Parmi les éléments de l'entente, le Musée s'engage à présenter une exposition à la bibliothèque de l'UQTR au moins une fois l'an, selon un thème convenu entre les deux. L'UQTR pourra également tenir des événements spéciaux tels des expositions, coquetels, colloques ou autres, dans des locaux prêtés par le MQCP en vertu de l'accord. Le Musée pourra par ailleurs accueillir des stagiaires ou embaucher des étudiants de l'université.
Pour sa part, l'université s'engage à entretenir le maillage entre les professeurs et le Musée et à encourager les projets correspondant à la mission de celui-ci.
La présidente du conseil d'administration du Musée, Marcelle Girard, a fait valoir que la collaboration entre les deux institutions remontait à la genèse même du MQCP.
«Au début des années 1980, l'UQTR a acquis la collection Robert-Lionel-Séguin, constituant la première pierre de ce qui allait devenir le Musée québécois de culture populaire», a-t-elle rappelé.
Le Musée des arts et traditions populaires de Trois-Rivières a été inauguré en juin 1996, soit 13 ans après le décès de Robert-Lionel-Séguin, professeur de l'UQTR. Mise «en dormance» pendant quelque années, l'institution a rouvert sous sa nouvelle identité en juin 2003.
«L'université est encore propriétaire de la collection, et c'est le musée qui est responsable de sa gestion, de sa conservation et de sa mise en valeur», a ajouté Mme Girard en précisant que ladite collection comporte quelque 27 000 pièces. Cette part représente environ 36 % de la collection globale du musée, évaluée à 75 000 objets.