Sir Pathetik: toujours au combat

Le rappeur trifluvien Sir Pathétik demeure toujours aussi... (Photo: Émilie O'Connor)

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Le rappeur trifluvien Sir Pathétik demeure toujours aussi prolifique et il arrive aujourd'hui avec un nouvel album, son huitième en carrière, intitulé Soldat de la musique.

Photo: Émilie O'Connor

François Houde

François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le rappeur trifluvien Sir Pathétik est toujours et constamment au combat. Il a présenté récemment son huitième album judicieusement intitulé Soldat de la musique, à peine un an après la sortie de 10e round.

Le prolifique auteur et musicien n'a pas fait les choses à moitié avec un album qui compte 21 plages. «C'est quelque chose comme 90 minutes de musique que j'offre au public. On a même dû raccourcir des chansons pour qu'on ait de la place sur le CD, plaide-t-il. Tant qu'à faire un album, je veux que mes fans en aient pour leur argent.»

Il sera souvent question de ses fans au cours de l'entrevue que Sir Pathetik nous a offerte dans un café trifluvien. Il est non seulement très conscient de l'importance de ceux-ci mais il soutient qu'ils sont au coeur de sa démarche.

«J'ai toujours quelque chose à dire de nouveau parce que je suis constamment à l'écoute de mes fans. Après les shows, je vais les rencontrer, leur parler et c'est même arrivé que je les accompagne chez eux. L'an dernier, j'ai rencontré une mère de huit enfants venue voir un de mes spectacles. Ses enfants sont tous des fans alors je suis allé chez elle pour les voir et leur dédicacer des albums et des souvenirs. Elle m'a parlé de sa vie et tout ça, ce sont des choses qui me restent en tête et qui peuvent apparaître dans les textes de mes chansons parce que ça parle de la vraie vie.»

Au niveau musical, le Trifluvien d'origine estime qu'il est revenu à ses racines. «C'est une musique typique du bon vieux Sir Pathetik. Dans le passé, j'ai fait des tounes dans l'espoir de passer à la radio et ça a fonctionné mais finalement, ça ne m'a pas apporté grand-chose de plus si ce n'est que ça m'a donné un coup de main pour attirer des fans à mes spectacles. J'ai préféré revenir à une musique plus personnelle, qui me ressemble profondément. Du rap pur et dur. Disons qu'avec le temps, ma voix s'est améliorée et sur cet album, je me permets quand même trois chansons où je chante de façon plus classique, comme un ténor de fonds de ruelle!»

Le style du rappeur a fait ses preuves. Il soutient que dans quelques mois, avec les ventes de ce nouvel opus, il devrait avoir atteint un total de 115 000 albums vendus en carrière. Un total d'autant plus phénoménal qu'il évolue dans un créneau marginal à une époque où l'industrie se cherche et où la vente d'albums a chuté de façon spectaculaire. «Je suis chanceux, plaide-t-il simplement, et je suis proche des mes fans, de leurs préoccupations.»

Il se pourrait bien que dans un proche avenir, il lance sa propre maison de disques et qui lui permettrait non seulement de continuer à produire ses propres albums mais aussi, ceux de trois proches collaborateurs qu'il a pris sous son aile.

«Je me suis structuré moi-même au cours de ma carrière et tant qu'à faire, pourquoi pas avoir ma propre maison? Il y a des gens qui m'ont aidé et sans qui je n'aurais jamais pu lancer ma carrière: j'aimerais jouer le même rôle pour d'autres.»

Pour l'heure, son nouvel album comme les plus vieux sont disponibles chez la plupart des détaillants de musique incluant les plus importants comme Archambault ou HMV.

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