Charme suranné, plaisir actuel

Dirigé par le chanteur Nick Hilscher, en noir,... (Photo: Stéphane Lessard)

Agrandir

Dirigé par le chanteur Nick Hilscher, en noir, le Glenn Miller Orchestra a fait revivre de précieux souvenirs à quelque 750 fans réunis hier soir à la salle Thompson.

Photo: Stéphane Lessard

François Houde

François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) On aurait été dans la salle du cinéma Capitol il y a soixante ans que personne n'y aurait vu de différence. La soirée en compagnie du fameux Glenn Miller Orchestra à la salle Thompson, hier soir, a été un véritable voyage dans le temps pour plus de 750 personnes ravies de l'anachronisme.

Je ne pense offenser personne en soutenant que le public était très majoritairement formé de personnes d'un certain âge. Plusieurs ayant dansé, ou fait autre chose, sur la musique de Glenn Miller à une époque bénie où il suffisait encore d'allumer l'appareil radio pour la savourer.

La présence des 16 musiciens en chair et en cuivre sur la scène était donc une bénédiction pour tous ces fans qui ont réagi par des soupirs favorables à chaque introduction familière annonçant un grand succès jamais oublié.

Et le Big Band par excellence n'a pratiquement interprété que ça: Moonlight Serenade, Chattanooga Choo Choo, Pennsylvania 6-5000, Sunrise Serenade, I've Got a Girl in Kalamazoo, Perfidia, Tuxedo Junction, The American patrol, At Last, etc., etc., etc. Que de grands airs interprétés avec une maîtrise rare et cet inimitable swing qui traverse allègrement les années. Que dis-je? Les décennies!

L'orchestre est aujourd'hui dirigé par le chanteur Nick Hilscher, le prototype parfait du crooner avec sa gueule carrée, coupée au couteau et sa voix taillée dans le velours. Julia Rich est venue y marier ses inflexions vocales féminines.

Reste que le Glenn Miller Orchestra, c'est d'abord et avant tout les instrumentistes. Ces hommes, c'en sont tous, sont parfaitement rompus au répertoire, maîtrisant toutes les nuances d'intensité, les textures de sons et surtout, ces syncopes et ces attaques, redoutables de précision, qui font taper du pied. Tout ça dans une délicieuse désinvolture qui fait dire que dans le temps, on savait vraiment faire de la musique. En passant, ils seront de retour en mars 2013.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer