Louise Lacoursière présente La Saline au Salon du livre

Louise Lacoursière lance ce soir au Salon du... (Photo: Stéphane Lessard)

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Louise Lacoursière lance ce soir au Salon du livre de Trois-Rivières le premier tome de sa trilogie La Saline.

Photo: Stéphane Lessard

Marie-Josée Montminy

Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le 24e Salon du livre de Trois-Rivières s'ouvre aujourd'hui au Centre des congrès de l'hôtel Delta. Prisé par les auteurs, les éditeurs et les lecteurs, l'événement favorise la rencontre et les découvertes. L'auteure mauricienne Louise Lacoursière profitera du rendez-vous pour lancer le premier tome de sa trilogie La Saline.

La native de Shawinigan s'est distinguée avec le succès de sa trilogie sur Anne Stillman McCormick. Anne Stillman: le procès, Anne Stillman: de New York à Grande-Anse et Les carnets de Cora, respectivement parus en 1999, 2002 et 2004, se sont vendus à plus de 48 000 exemplaires.

C'est sa maison d'édition, Libre expression, qui a suggéré à Louise Lacoursière d'écrire un roman historique. Prête à relever le défi, l'auteure devait choisir une époque, un lieu et un sujet. C'est donc dans le Saint-Léon-le-Grand de la fin du XIXe siècle qu'elle a campé l'histoire du médecin Antoine Peltier.

«C'est la faute de Clément Marchand!», sourit l'auteure en évoquant la genèse de son idée. «Clément Marchand m'a beaucoup documentée sur Anne Stillman. Et il me parlait beaucoup de Nérée Beauchemin, qui était médecin en plus d'être un écrivain. En 2004, j'ai visité sa maison à Yamachiche et je me suis dit que j'aimerais qu'un de mes personnages, un jour, rencontre Nérée Beauchemin dans cette maison.»

Né à Sainte-Geneviève-de-Batiscan, l'auteur Clément Marchand a entre autres signé une étude-préface à Choix de poésies de Nérée Beauchemin, publié en 1950, 19 ans après le décès du poète.

Ainsi, si Louise Lacoursière souhaitait qu'un de ses personnages rencontre Nérée Beauchemin dans sa maison de Yamachiche, le récit devait se dérouler quelque part entre 1850 et 1931.

Elle a fait commencer son histoire en 1885 et a imaginé un personnage principal médecin, question de rendre plus évidente sa rencontre avec Nérée Beauchemin. Antoine Peltier est un fils de cultivateur deSaint-Léon-le-Grand qui se fait payer ses études à Montréal par un oncle, et qui revient pratiquer dans son patelin.

Le monde médical n'était pas totalement inconnu à Louise Lacoursière, qui a déjà enseigné la terminologie médicale à l'École commerciale du Cap.

«Je n'ai jamais su me brancher entre les sciences et les humanités», ajoute celle qui a complété son baccalauréat en pédagogie à l'Université Laval avec une majeure en histoire et une mineure en biologie.

«Mais la médecine est un accessoire. J'ai axé l'histoire sur les émotions», considère l'auteure en faisant remarquer «qu'il est rare qu'une femme écrive un roman avec un personnage principal masculin».

«Si je n'avais pas fait la biographie de Roland Leclerc, je ne sais pas si j'aurais osé créer un personnage principal masculin. Mais pour écrire la biographie de l'abbé Leclerc, j'ai étudié ses écrits, ses pensées. Et par la suite, des prêtres m'ont dit: «Comment as-tu fait pour saisir l'âme d'un prêtre?»», se souvient celle qui a publié Roland Leclerc - par-delà l'image, en 2007.

Ces commentaires ont encouragé Louise Lacoursière à raconter une histoire du point de vue d'un homme. Suivant la suggestion de son frère, l'historien Jacques Lacoursière, elle a situé son prologue en 1885 au moment des émeutes contre la vaccination obligatoire. Le premier chapitre nous ramène cinq ans plus tard, alors qu'Antoine Peltier revient dans son village pour prendre la relève du docteur Lebel.

Le nouveau médecin se voit entre autres confier la clientèle de l'hôtel La Saline, réputé pour ses cures d'eaux thermales.

«L'hôtel a existé jusqu'en 1904. Des curistes de partout y allaient, dont plusieurs notables. L'endroit était reconnu pour les vertus thérapeutique de ses eaux. Des gens de Saint-Léon m'ont parlé de La Saline, et c'est ce qui m'a fait choisir Saint-Léon pour mon histoire».

On se doute que comme elle l'a fait pour sa trilogie sur Anne Stillman, Louise Lacoursière a dû multiplier les heures de recherche pour garantir sa crédibilité. Elle a consulté différents ouvrages et archives, particulièrement celles de journaux d'époque.

«Dans un roman historique, on n'a pas le droit à l'erreur. Tout doit être documenté»,confirme l'auteure appuyée par un comité de lecture d'une dizaine de personnes dont deux médecins.

«J'ai écrit le livre trois mois au Costa Rica, un mois au Vietnam et un mois en Floride. Toujours avec mes sources accessibles par Internet!», confie l'auteure qui achève l'écriture du deuxième tome de La Saline, dont la parution est prévue pour l'automne 2012.

Le lancement du livre de Louise Lacoursière se déroulera à 18 h à l'Espace Radio-Canada, en même temps qu'un lancementcollectif de livres d'auteurs de la région au Confessionnal Sears Décor.

L'ouverture officielle du Salon est prévue à 17 h, au terme d'une journée principalement consacrée à la clientèle scolaire.

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