L'artiste associe le don à la religion en ceci que le don est une manifestation d'amour qui est à la base de toutes les religions. Geneviève Lebel présente sa vision artistique de la notion du don en trois temps.
Le premier espace porte sur la communion et est composé d'objets hétéroclites proposant une vision poétique du don. Le deuxième s'arrête au sacrement du mariage à travers une robe de mariée déployée. En troisième lieu, il est question de l'abandon à travers des sculptures exprimant le don absolu, le dévouement.
Le directeur général du musée, Jean-François Royal, est parfaitement conscient qu'il est en équilibre précaire sur la ligne de démarcation séparant l'art et le mandat religieux du Musée. «Oui, on franchit la limite entre l'art et la religion et je considère cette exposition comme celle d'une artiste dont je veux exposer les oeuvres. On franchit une étape, en quelque sorte. On est susceptible de présenter des expositions de nature plus artistique à l'avenir mais je m'assuretoujours que ce soit une exposition qui fait aussi réfléchir le spectateur.»
«C'est une exposition difficile à décrire: il faut la voir, mais pour moi, c'est un coup de coeur. Je ne pense pas forcément aller chercher le gros de la clientèle des galeries d'art, mais je pense que parmi ceux qui viennent voir l'exposition de Claude Lafortune, il s'en trouvera qui vont être happés par celle-ci.»
L'exposition sera présentée dans la salle qui abritait l'exposition permanente du Musée, exposition qui est en processus de renouvellement. La nouvelle mouture sera présentée à partir du 29 mai. «On est présentement à élaborer les textes qui vont être bientôt envoyés à la traduction. On sélectionne aussi des objets pour l'illustrer. Tout se déroule selon les échéanciers que nous nous étions fixés.»
Certains auront d'ailleurs noté cette annonce passée par l'intermédiaire de Facebook dans laquelle le Musée se dit à la recherche de poupées Barbie. «Ce sont des éléments dont on a besoin pour illustrer l'exposition, d'expliquer Jean-François Royal. On ne veut pas dire aux gens à quoi nous voulons les utiliser précisément pour ne pas dévoiler de punch, mais c'est destiné à la nouvelle expo permanente. S'il y a des gens qui ont de vieilles Barbie dont ils ne savent que faire, on est intéressés à les récupérer. On n'a besoin que de la poupée comme telle, sans les accessoires qui viennent avec. On va s'arranger pour l'habiller nous-même!»