Exposition en Chine: partie remise pour Mylène Gervais

Voici l'oeuvre de Mylène Gervais qui a causé...

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Voici l'oeuvre de Mylène Gervais qui a causé un petit imbroglio en Chine dernièrement. La sérigraphie est présentement exposée au Centre d'exposition Raymond-Lasnier de la Maison de la culture dans le cadre de l'exposition conjointe de Mylène Gervais et Valérie Guimond intitulée Érosion.

François Houde

François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Une exposition d'oeuvres d'une quinzaine d'artistes canadiens au Sichuan Fine Arts Institute à Chongqing, en Chine, devait offrir une superbe vitrine à l'artiste trifluvienne Mylène Gervais mais l'espoir a été déçu puisque son oeuvre n'a finalement pas trouvé place dans l'exposition.

Certains ont craint qu'elle ait pu être

victime d'une forme de censure mais à la lumière des faits, il ne semble nullement que ce soit le cas. C'est l'artiste trifluvien Guy Langevin qui, en tant que commissaire de l'exposition, avait choisi les quinze oeuvres devant constituer l'exposition consacrée des artistes canadiens dans ce grand centre chinois de la gravure.

Or, arrivé sur place, fin novembre, il a constaté que l'exposition n'avait pu être présentée intégralement parce que la construction du pavillon canadien qui devait l'abriter n'était pas terminé. Les organisateurs sur place ont décidé d'intégrer les oeuvres canadiennes à une autre exposition internationale présentée dans un autre lieu, si bien qu'ils ont été pris avec une contrainte d'espace telle qu'ils ont dû laisser tomber deux oeuvres canadiennes. Leur choix s'est porté sur la sérigraphie de Mylène Gervais et une oeuvre de l'artiste néo-écossais Mark Bovey.

Par contre, Guy Langevin a reçu l'assurance des organisateurs chinois que l'exposition canadienne sera reprise dans son intégralité, incluant les oeuvres des deux artistes laissées de côté, au moment de l'ouverture du pavillon canadien probablement plus tard cette année.

«On ne m'a pas donné de raison précise pour justifier d'avoir laissé ces deux oeuvres-là de côté, d'expliquer Guy Langevin. Rien ne me permet de croire que Mylène ait pu faire l'objet de censure. Personne ne m'a donné l'impression que l'oeuvre avait pu déranger les Chinois ni par son esthétisme ni son propos.»

«En fait, il semble même qu'ils aient apprécié le choix des oeuvres que j'ai proposées parce qu'ils m'ont demandé de faire la sélection des artistes canadiens qui seront invités en résidence et des expositions à venir au pavillon du Canada de Chongqing. Évidemment, je suis déçu pour Mylène parce que son oeuvre est de grande qualité mais au moins, elle sera exposée plus tard.»

De son côté, Mylène Gervais acceptait la situation avec philosophie même si elle avoue avoir été quelque peu déçue quand elle a appris qu'elle ne serait pas de cette exposition initiale. Elle n'a cependant pas cherché à savoir les raisons spécifiques qui ont entraîné ce choix des organisateurs. Puisqu'elle sera de l'exposition d'ouverture du pavillon canadien, elle profitera donc quand même de cette importante visibilité internationale.

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