Alexandre Barrette: plus rodé qu'il n'y paraît

François Houde
Le Nouvelliste

Il semble bien que Trois-Rivières constitue toujours une terre fertile pour l'humour. Alexandre Barrette, jeune humoriste qui représente bien la relève, a choisi la salle Anaïs-Allard-Rousseau pour offrir trois représentations de son spectacle solo, les 20, 21 et 22 novembre.

Jeune humoriste, Alexandre Barrette a quand même du métier dans le corps. Ça fait neuf ans qu'il fait de la scène bien qu'il soit encore mieux connu pour son travail à la télé et à la radio. On peut le voir dans Atomes crochus et Taxi payant, à V, on l'a entendu à CKOI-FM pour sa participation aux Midis Morency et à De bonne heure su'l piton, notamment. Sans compter du travail sur scène dans divers événements, si bien qu'il a mérité le titre de découverte de l'année du Gala des Oliviers en 2007.

Le spectacle qu'il présentera à Trois-Rivières, ça fait à peu près un an qu'il le rode un peu partout au Québec tant et si bien que l'humoriste affirme qu'il restera pratiquement inchangé jusqu'à sa grande rentrée montréalaise de février si ce n'est pour quelques détails à retravailler.

«On n'est pas loin du produit final, analyse-t-il. L'ordre des numéros est bien établi mais pour ce qui est de la mise en scène, on place encore certains petits détails comme le rythme, par exemple.»

«L'avantage, quand c'est mon propre spectacle plutôt qu'une participation à un gala, c'est que les gens viennent me voir, alors, je n'ai pas trop besoin de m'adapter à chaque public selon le contexte. En majorité, les gens qui paient les billets me connaissent et ils ont envie de me voir. Ce que je fais à la télé ou à la radio représente assez bien ce que je fais sur scène: je ne joue pas de game et mon style d'humour est toujours le même.»

«Les nombreux projets auxquels j'ai participé m'ont beaucoup appris de mon métier; j'y ai appris à parfaire mon écriture humoristique, notamment et je sais aujourd'hui que c'est sur la scène que je suis à mon meilleur.»

Son spectacle repose essentiellement sur la technique du stand-up. «Il n'y a aucun personnage. J'aborde quelques numéros thématiques mais essentiellement, ce sont des mises en situation pour situer mon humour qui repose beaucoup sur ma véritable personnalité. J'ai un côté naïf, bon enfant que je manifeste et j'amplifie d'autres traits de ma personnalité comme mon côté compétitif, par exemple.»

Le garçon ne cherche pas à faire réfléchir son public ou à l'interpeller sur des problématiques sociales.

«Je n'ai qu'un seul numéro qui est peut-être un peu plus grinçant; ce n'est pas vraiment mon style. Je veux que les gens rient à gorge déployée et, en toute modestie, je pense que c'est vraiment le cas. J'aime un humour efficace avec des gags bien écrits. Si les gens se contentent de sourire, pour moi, c'est que le numéro n'est pas à point.»

La mise en scène a été confiée à Guy Lévesque, celui qui a fait le même travail pour le dernier spectacle de Jean-Marc Parent. Les Trifluviens auront droit à la première version du spectacle offerte avec tous ses éléments: éclairages, projections vidéo et les décors, ce qui excite d'autant plus Alexandre Barrette qui aura l'impression d'aborder le dernier droit de sa préparation avec un spectacle bien complet.

«La grandeur de la salle me convient très bien parce qu'elle n'exigera pas d'ajustements de mon rythme. Le contact va être direct avec les gens et ça me plaît.»

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