«J'aime la musique comme tout le monde, dit-il. La musique, c'est bon pour l'âme et quand on a une âme qui a été déchirée par des émotions extrêmes, les occasions comme ça, ça nous donne une certaine sérénité qu'on ne trouve pas ailleurs. Le fait aussi que ce soit de la musique vivante, offerte par des gens dont on peut voir la passion en direct, ça inspire.»
Le sénateur a même déplacé un autre événement inscrit à son agenda pour être à Trois-Rivières samedi. «C'est vrai, mais vous savez, je déplace quelque chose à toutes les semaines dans mon agenda. Mon chef de cabinet a déjà des événements planifiés jusqu'en 2013! D'ailleurs, juste les élections ont déplacé pas mal de choses. J'habite à Québec, j'ai mes bureaux à Ottawa et là, j'avais des apparitions à faire dans plusieurs comtés au Québec dont à Montréal aujourd'hui pour aider des collègues dans leur campagne électorale; alors, le passage à Trois-Rivières ce soir, ça a bien tombé.»
«En plus, je connais la région parce que j'ai travaillé dans le coin de Shawinigan au début des années 70. Je venais aussi régulièrement à Trois-Rivières dont je connais bien l'histoire militaire et je connais la famille du général Allard alors, j'ai des liens avec la région.»
Qu'est-ce qui l'a attiré à participer à ce concert de Vocalys? «L'invitation!, répond-il tout simplement. Elle est venue dans un contexte favorable parce qu'on veut mousser l'idée de la paix par la musique et je suis très sensible à ça. J'ai participé à quelque chose d'un peu semblable avec l'Orchestre symphonique de Montréal et ça m'a beaucoup plu.»
Les batailles qu'il livre désormais, c'est en faveur de la paix, sa passion. Dans la courte allocution qu'il a offerte au public lors du concert, il a rappelé qu'un des rôles majeurs du Canada dans le monde, c'est de contribuer à maintenir la paix et d'assurer le respect des droits humains.
«On n'a pas toutes les réponses aux conflits qui déchirent le monde parce que nous vivons dans un monde complexe qui est encore dans la phase d'apprentissage de la démocratie et des droits humains. C'est à ça que doit contribuer le Canada; c'est ça, notre rôle. Malheureusement, c'est parfois avec le sang de nos jeunes hommes et femmes qu'on arrive à jouer notre rôle de maintien de la paix et de prévention de la guerre.»
Le général à la retraite poursuit également sa croisade pour faire disparaître les enfants soldats à travers le monde. Il travaille notamment avec les militaires canadiens pour élaborer des stratégies d'intervention auprès de ceux-ci quand ils sont impliqués dans des conflits. Dans le contexte de cette mission, sa notoriété devient un outil précieux qu'il entend bien continuer d'utiliser. «Ma notoriété fait que les gens sont portés à venir me parler et à m'écouter. C'est un gros atout pour véhiculer mon message.»