2007: dernier épisode

Ah, le Bon Dieu! On a tous notre idée là-dessus. Gilles Beaudoin a été appelé à... (les années Beaudoin)

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les années Beaudoin

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Le Nouvelliste

Ah, le Bon Dieu! On a tous notre idée là-dessus. Gilles Beaudoin a été appelé à préciser la sienne en 1979, lors d'une activité du Service de la pastorale de l'UQTR. Lisons le journaliste Marcel Aubry: «Questionné au sujet de la foi et des pratiques religieuses, le maire a déclaré qu'il s'était débarrassé d'une foi de routine parce qu'il croyait à plus que cela. Il a indiqué qu'il ne voulait plus revenir à la religion du séminaire», à l'époque des billets de confession. Il a cependant insisté sur l'importance de pratiquer la charité envers le prochain et s'est dit bien placé pour prêcher par l'exemple avec la position qu'il occupe.»

Cet homme qui «croit à plus que cela» aura l'occasion de mettre sa foi à l'épreuve lors de la maladie qui finira par l'emporter, le 22 août 2007. Ce jour-là, c'est le Service des communications de l'hôtel de ville qui va annoncer à la province le décès d'un maire qui a marqué la vie municipale québécoise. Les témoignages ne tarderont pas et iront tous dans le même sens.

L'ancien ministre Yves Duhaime témoigne: «Beaucoup de villes ont pu envier Trois-Rivières à l'époque où M. Beaudoin était maire. Si la ville est ce qu'elle est aujourd'hui, M. Beaudoin en a un grand mérite. C'était un visionnaire. Il a cru en sa ville.»

Jean-Claude Beaumier, ex-maire du Cap saluera le souvenir de celui qu'il appelait «son grand frère» et «avec qui il avait beaucoup d'affinités».

Maurice Richard, maire de Bécancour dira du défunt: «Il a beaucoup fait pour sa ville. Le citoyen était au coeur de ses préoccupations comme un bon homme d'affaires se soucie de sa clientèle».

Recyclé dans l'immobilier, l'ex-conseiller Pierre Dupont, rappellera que «Gilles Beaudoin, c'est le déclenchement de ce qu'on vit aujourd'hui à Trois-Rivières. La révolution du centre-ville, c'est sa signature».

Le chroniqueur Jean-Marc Beaudoin va regretter «l'un des plus grands gentilshommes qu'ait connu la vie politique de Trois-Rivières. Il était toujours d'une grande délicatesse envers tout le monde, préférant la conciliation à la confrontation, l'accommodement à l'affrontement».

Le célébrant des funérailles, l'abbé Jean Panneton va conclure: «Gilles Beaudoin avait le goût de servir les autres avec désintéressement. Fondamentalement, il était au-dessus de tout soupçon.»

Évidemment, en août 2007, la nouvelle de sa mort et de ses funérailles sera accompagnée d'un bilan des réalisations du Conseil municipal, pendant les années Beaudoin. Ce sera l'occasion de rappeler des souvenirs aux gens d'un certain âge et d'apprendre quelque chose aux jeunes de la nouvelle génération.

Ce qu'on vient de dire s'applique parfaitement à la série de 29 articles consacrés aux «années Beaudoin» qui se termine aujourd'hui. À travers ces chroniques, vous avez vu évoluer une ville et une région à travers la carrière d'un homme qui a vécu en première ligne les rêves, les projets, les défis et les controverses de toute une époque. Cet homme-là a-t-il bien répondu?

À vous de juger.

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