Les sorties d'un retraité

Après sa retraite de novembre 1990, Gilles Beaudoin se fera discret mais... (les années Beaudoin)

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Le Nouvelliste

Après sa retraite de novembre 1990, Gilles Beaudoin se fera discret mais reviendra à l'hôtel de ville au moins quatre fois en 12 ans. Dès décembre 1990, son successeur Guy Le Blanc voudra l'avoir à ses côtés pour l'annonce d'un projet initié par le maire sortant, soit la construction du terminal de l'aluminerie Lauralco au port de Trois-Rivières.

En 1994, Gilles Beaudoin reviendra pour recevoir avec Guy Le Blanc le prix Thomas-Baillargé, remis par l'Ordre des architectes du Québec. Ce prix prestigieux vient reconnaître le bon travail des administrations municipales successives qui ont restauré et revitalisé le centre-ville de Trois-Rivières. Ce travail sert d'exemple à la grandeur du pays.

Troisième visite à l'été 2001, quand s'annoncent les grandes fusions municipales. On sait que la Ville de Trois-Rivières va disparaître le 31 décembre. Alors on pense à réunir les gens qui ont siégé au conseil municipal, au fil des dernières années. Gilles Beaudoin y rencontrera le conseil actuel et y retrouvera des anciens compagnons d'armes tels que Gérard Dufresne, Fernand Colbert et Florent Groleau.

En janvier 2002, comme prévu, vient au monde la nouvelle ville fusionnée de Trois-Rivières. C'était le rêve de Gilles Beaudoin. Ce sera le défi d'Yves Lévesque. Ces deux hommes-là étaient «dus» pour se rencontrer et la rencontre va se faire de façon inattendue.

Un beau matin d'avril 2002, Gilles Beaudoin se présente sans avertissement dans son ancien bureau de l'hôtel de ville de Trois-Rivières pour en saluer le nouvel occupant, Yves Lévesque. «Je ne fais que passer», dira-t-il en arrivant. C'est mal connaître Yves Lévesque. Toutes affaires cessantes, le nouveau maire va retenir son visiteur presque tout l'avant-midi! L'entretien est chaleureux, on dirait presque des retrouvailles père-fils.

Le Nouvelliste publiera trois textes sur ce rendez-vous «historique». Lisons d'abord Louise Plante: «l'ex-maire Beaudoin n'a pas caché que l'élection surprise d'Yves Lévesque lui avait fait grand plaisir». Voici ensuite Ginette Gagnon: «On peut aisément imaginer à quoi ressemblerait la région trifluvienne si Gilles Beaudoin avait pu bénéficier de la force d'une ville unique comme c'est le cas aujourd'hui». Et enfin Jean-Marc Beaudoin: «Les deux hommes sont issus du milieu des affaires, donc rompus au rapport direct avec les gens. Deux hommes qui sont des vendeurs».

Cette rencontre d'avril 2002 aura des suites. Le mois suivant, par résolution, le conseil municipal va confirmer que le foyer de la salle J.Antonio-Thompson portera le nom de «Gilles-Beaudoin». Deux ans plus tard, Yves Lévesque appellera à ses côtés l'ancien maire pour une cérémonie publique dans le parc industriel Gilles-Beaudoin. On célèbre les 30 ans du garage municipal inauguré par Gilles Beaudoin en 1974 et on inaugure le tout nouveau «Centre de services aux citoyens», érigé dans le prolongement de ce même garage municipal.

Pour Yves Lévesque, la découverte des années Beaudoin, ça ne peut pas être mauvais. Lui, l'homme nouveau, sans racines, qui vit constamment au présent, il peut enfin se raccorder à une tradition, à des précédents et à des prédécesseurs. Savoir d'où l'on vient, ça aide à savoir où l'on s'en va.

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