En souvenir du sieur

En 1985, le maire Beaudoin s'assoit avec des gens du Cercle de presse... (les années Beaudoin)

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Le Nouvelliste

En 1985, le maire Beaudoin s'assoit avec des gens du Cercle de presse Benjamin-Sulte et de la Chambre de Commerce de Trois-Rivières.

Les trois partenaires vont recommander au Conseil municipal la création de l'Ordre de La Vérendrye. Pour le maire Beaudoin, il s'agit d'offrir une décoration civique municipale, qui s'inspire de l'Ordre national du Québec et de l'Ordre du Canada. Façon aussi de rappeler le souvenir du sieur de La Vérendrye, fameux Trifluvien né en 1685 et dont on célèbre en 1985 le tricentenaire de la naissance. Au fil des ans, l'Ordre mettra en vedette des citoyens méritants qui ont contribué au rayonnement de leur ville et au mieux-être de leurs concitoyens. Ces gens viendront de tous les horizons et sortiront de l'ombre une fois par année, pour vivre leur «moment de gloire».

L'édition 1989 de l'Ordre de La Vérendrye sera particulièrement marquante, puisqu'à travers trois citoyens méritants, on va honorer trois organisations sportives qui ont donné à Trois-Rivières une visibilité nationale et même internationale.

Premier dossier: la relance de l'hippodrome. Encore ici, le maire Beaudoin va exploiter la filière politique provinciale. Le gouvernement financera des travaux considérables pour améliorer le site, dont la gestion locale revient à une corporation présidée par l'ancien conseiller Jean-Guy Laferté. Grâce au député Philibert dont il est proche, le président Laferté a ses entrées à Québec jusqu'au cabinet du ministre de l'Agriculture Michel Pagé. Notez que la logique gouvernementale veut que le cheval de course et le cheval de labour soient attelés au même carrosse ministériel.

Deuxième dossier: la relance du Grand Prix. L'événement le plus international de Trois-Rivières était disparu après l'édition 1985. Miracle: quatre ans plus tard, on roule sur le terrain de l'exposition, grâce à une équipe de relance présidée par le gérant de banque Gérard Lessard. Venu d'ailleurs, ce dynamique Beauceron est resté quelques années parmi nous, le temps de donner un bel exemple d'engagement social aux Trifluviens «de souche». Solidement relancé, le Grand Prix va retrouver son pouvoir d'attraction international, avec des pilotes venus d'aussi loin que l'Australie, le Brésil et le Japon.

Troisième dossier: le championnat mondial de baseball junior. Ici encore, Trois-Rivières vole haut dans le ciel international: Antilles néerlandaises, Australie, Brésil, Canada, Cuba, États-Unis, France, Italie, Mexique, Pays-Bas, Taïwan, Vénézuela, bref douze délégations en provenance de quatre continents et parlant sept langues. Le président André Young et ses 400 bénévoles accrédités vont relever le défi de loger tout ce monde-là et de présenter 34 matches en onze jours.

En 1989, MM Laferté, Lessard et Young vont donc recevoir du maire Beaudoin la décoration de l'Ordre de La Vérendrye, au nom de leurs organisations respectives. C'est une bonne nouvelle pour les membres du Conseil, qui à cette époque cherchent vraiment à doter Trois-Rivières de grands événements à dimension internationale.

Dans leur recherche, ils ont même visité le Festival d'opéra de Saratoga, dans l'état de New-York, où un immense amphithéâtre en plein air permet de présenter des spectacles à grand déploiement.

Bonne idée, ce Festival en plein air, mais trop cher, bâtir un amphithéâtre! Un jour, peut-être...

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