Habitas 86, municipalité de l'année

Le 14 mars 1986, Gilles Beaudoin va vivre peut-être le plus beau moment de sa... (les années Beaudoin)

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Le Nouvelliste

Le 14 mars 1986, Gilles Beaudoin va vivre peut-être le plus beau moment de sa carrière. Il se rend à Montréal, au Gala de l'habitation, pour recevoir au nom de la Ville le trophée «Habitas 86-municipalité de l'année». Pour lui, c'est le couronnement de quinze ans d'efforts pour dynamiser Trois-Rivières en général et son centre-ville en particulier.

Plus de 700 convives assistent à ce gala, au cours duquel 23 titres sont en jeu. Dans la catégorie «municipalité de l'année», on annonce que Trois-Rivières a devancé au fil d'arrivée les villes de Montréal, Québec, Hull, Gatineau, Châteauguay et Rock Forest. On comprend que Trois-Rivières a été retenue non pas seulement pour avoir aligné des bungalows, mais surtout pour être intervenue énergiquement dans son développement, avec des plans d'urbanisme, des acquisitions de terrains, des appels de propositions et des programmes de subventions, particulièrement dans le périmètre du centre-ville.

Présent à ce gala, le député de Nicolet-Yamaska Maurice Richard dira qu'il s'agit d'un honneur régional. Il n'a pas tort. De Pointe-du-Lac à Sainte-Marthe et en comprenant Bécancour, plus de 125 000 personnes n'ont pas d'autre centre-ville que celui de Trois-Rivières, qui est alors en pleine revitalisation. Une offensive est aussi en marche dans les secteurs de développement comme Les Arpents verts, le Domaine du Boisé et le Fief.

Ce n'est pas tout: en 1986, l'administration Beaudoin peut se vanter d'avoir derrière elle quinze ans de belles et bonnes réalisations dans le domaine du logement social. Le conseil municipal, l'Office municipal d'habitation et quelques dynamiques partenaires du milieu ont mené des opérations de revitalisation, comme par exemple dans la paroisse Saint-Philippe, avec le curé Beaumier, et dans le secteur Hertel, avec Mme Jacqueline Pellerin, surnommée la «soeur volante». On pense aussi à la relocalisation des familles qu'il a fallu déplacer pour faire passer l'autoroute de Francheville ou pour changer la vocation du secteur Notre-Dame de la Paix.

En revenant du Gala de l'habitation, le maire Beaudoin peut sortir sa pelle dorée et ses grands ciseaux pour les ouvertures de chantiers et les belles inaugurations qui vont se succéder: les édifices Bourg du fleuve et Terrasses du fleuve, la Place du marché, Super-Carnaval, le quartier général de la Sécurité publique, l'édifice du Nouvelliste et de Trois-Rivières Offset, le siège régional d'Hydro-Québec, la «nouvelle» salle J.-Antonio-Thompson, la gare intermodale et le parc portuaire... Sans oublier l'application du programme Revi-Centre et particulièrement de son volet «restaurations de façades»: pour 350 000 $ de subventions, on a réalisé une première phase de 850 000 $ en travaux!

Mais le maire ne se déplace pas seulement pour inaugurer de gros projets. Il se fait un devoir d'aller féliciter les petits investisseurs. Ainsi, en septembre 1986, voici M. Beaudoin sur la rue Aubuchon, pour saluer un nouveau venu qui ouvre un comptoir de restauration rapide. Le maire se dit «bien heureux de ce nouveau contribuable qui crée des emplois». Ce jeune homme d'affaires de 28 ans s'appelle Yves Lévesque.

Ici s'arrête l'anecdote. Le reste appartient à l'histoire.

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