Des fêtes pour Trois-Rivières

En 1934, Trois-Rivières a célébré avec faste son tricentenaire. Gilles Beaudoin... (les années Beaudoin)

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Le Nouvelliste

En 1934, Trois-Rivières a célébré avec faste son tricentenaire. Gilles Beaudoin y a participé avec les scouts et il en garde un souvenir vivace.

Il veut remettre ça pour le 350e, en 1984. Ce sera une belle fête qui fera oublier l'échec cuisant des Jeux du Canada-hiver 1983, qui ont échappé à Trois-Rivières. Gilles Beaudoin est clair sur ses intentions: «Ce que nous n'avons pas obtenu avec les Jeux du Canada en 83, nous l'obtiendrons lors du 350e, en 84!». Alors il va garder mobilisés les gens qui ont monté le dossier des Jeux du Canada, en leur donnant un nouvel objectif: l'anniversaire de Trois-Rivières.

Oui, on va fêter pendant un an et demi. Aller chercher des championnats provinciaux et canadiens. Remplir le centre-ville. Descendre dans les quartiers. Laisser comme héritage des équipements culturels et sportifs, mais aussi une relève bénévole prête à accepter d'autres défis.

Mai 1981: le maire présente le conseil d'administration du comité des Fêtes. Sous la présidence de Paul Lacoursière, ils sont une quinzaine d'administrateurs, ce qui fait beaucoup de monde, mais le maire insiste pour que tous les acteurs socio-économiques soient représentés. Plus encore: la politique étant ce qu'elle est, on a prévu trois postes d' «observateurs»: le premier se rapporte au maire, le deuxième au député-ministre Denis Vaugeois et le troisième au député fédéral Claude G. Lajoie. La confiance règne.

En-dessous de ce conseil d'administration très lourd et très politique, on retrouve Jacques Lessard et son bureau de direction dont la composition étonne: sur la douzaine de directeurs, un seul est natif de Trois-Rivières. Venus de La Tuque ou de Sainte-Thècle, de Nicolet ou de Warwick, ces Trifluviens d'adoption sont responsables de fêter Trois-Rivières.

Les Fêtes vont s'ouvrir le 4 juillet 1983, jour du 349e anniversaire du geste fondateur posé par Laviolette sur le Platon. On va enfiler les spectacles, les expositions, les championnats et autres activités jusqu'en décembre 1984. À travers cela, grande visite: le Pape va traverser le centre-ville pour se rendre faire ses dévotions à Notre-Dame du Cap.

Bilan des Fêtes: 262 activités en dix-huit mois, pour un budget de 2,6 millions. Fait saillant: un match de hockey hors-concours entre les Canadiens et les Nordiques. Ici, le gros problème n'est pas de faire cohabiter les partisans des deux équipes, mais plutôt les deux commanditaires Molson et O'Keefe.

Autre fait saillant: la visite de l'équipe du Festival de l'humour, l'émission de radio la plus écoutée au Canada. Louis-Paul Allard, Pierre Labelle, Roger Joubert et Tex Lecor arrivent sur scène habillés en policiers et jouent à fond la gênante affaire de l'enquête de la Commission de police. Le maire Beaudoin n'apprécie pas vraiment, d'autant plus qu'il sait bien que la conceptrice de l'émission, Louise Bureau, est d'origine trifluvienne.

Pour mémoire, rappelons que quelques semaines auparavant, deux policiers de Trois-Rivières avaient été victimes d'une fusillade et que l'un d'eux, l'agent Guy Blais, était passé à un doigt de la mort. Dans ce contexte, disons que les bouffonneries de nos amis montréalais sont tombées à plat.

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