Quatre dossiers chauds

En 1985, on parle de reprise économique partout au pays, mais chez nous le... (les années Beaudoin)

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les années Beaudoin

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Le Nouvelliste

En 1985, on parle de reprise économique partout au pays, mais chez nous le climat reste mauvais: fermetures d'usines chez Phillips et Wabasso, mises à pied dans les papetières... Voilà un gros défi pour la nouvelle Corporation économique de développement industriel et commercial (CÉDIC), qui regroupe les villes de Trois-Rivières et Cap-de-la-Madeleine, sous la présidence du conseiller municipal Guy LeBlanc.

De son côté, le maire Beaudoin multiplie les discours «positifs» et les démarches auprès de différents partenaires privés et publics. On le verra même, dans une campagne de publicité télévisée, faire la promotion de quatre dossiers de développement urbain où la Ville est en attente de décisions gouvernementales.

Ces quatre dossiers sont le Vieux-Port, la gare intermodale, la nouvelle prison et l'aménagement d'une «voie d'accès au secteur nord». Les deux premiers dossiers relèvent principalement du fédéral et les deux autres, de Québec.

Commençons par le Vieux-Port. Chez nous comme ailleurs, les activités portuaires se sont déplacées et on peut désormais rêver d'ouvrir une fenêtre sur le fleuve, à la hauteur de la terrasse Turcotte. En 1981-82, une première série de travaux a permis l'aménagement d'une place d'accueil et Gilles Beaudoin peut espérer que la vaste terrasse étagée sera disponible pour accueillir les Fêtes du 350e de Trois-Rivières, deux ans plus tard. Mais ce ne sera pas le cas. Le chantier s'arrête pour reprendre seulement après les fêtes et l'élection d'un nouveau gouvernement à Ottawa. L'ensemble sera finalement inauguré par le maire Beaudoin et le député fédéral Pierre H. Vincent le 1er juillet 1988.

Et puis, la gare. Gilles Beaudoin rêve d'une liaison Montréal-Québec par un train de passagers de type «LRC» (léger, rapide, confortable). Il veut aussi faire de la gare un noeud de transport, avec terminus pour les autobus urbains et interurbains, service de messageries et location de voitures. La gare «intermodale» sera inaugurée en 1987, mais perdra sa vocation trois ans plus tard, lorsque Via Rail annoncera l'interruption de son service de passagers.

Du côté de la vieille prison, son remplacement est une évidence, pour ne pas dire une urgence. Construit en 1818, l'édifice est nettement inadéquat et même insalubre. Une nouvelle prison sera finalement construite aux limites de la ville et la vieille prison pourra être récupérée à des fins patrimoniales. Ce changement de vocation avait été évoqué par le député Vaugeois alors qu'il était ministre. Il se réalisera à la fin des années 1980, dans le cadre d'un projet plus vaste comprenant la construction d'un musée.

Enfin, le maire Beaudoin rêve d'une voie d'accès au secteur nord, soit l'ouverture d'un boulevard allant du carrefour des autoroutes 40/55 jusqu'au boulevard des Forges. Recommandée par un important rapport d'urbanisme et considérée comme un atout majeur pour le développement du district des Vieilles-Forges, le projet rencontrera différents obstacles et ne se réalisera pas.

Heureusement, tout n'est pas perdu pour le district en question: le maire obtiendra du député Philibert et de son gouvernement un prolongement d'aqueduc et une école primaire baptisée «Le P'tit Bonheur».

Ce sera pour Gilles Beaudoin un grand bonheur.

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