1956-1966: d'une chambre à l'autre

Gilles Beaudoin quitte la présidence du Jeune Commerce en 1956. Dix ans plus... (les années Beaudoin)

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les années Beaudoin

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Le Nouvelliste

Gilles Beaudoin quitte la présidence du Jeune Commerce en 1956. Dix ans plus tard, il sera assermenté comme président de la Chambre de commerce sénior. Il faut dire que pendant ces dix ans (1956-66), Trois-Rivières a beaucoup, beaucoup changé. De grands projets ont vu le jour. D'autres sont sur les rails.

Trois-Rivières s'est dotée d'un plan d'urbanisme moderne et l'applique avec succès: il faut voir par exemple le nouveau quartier de Saint-Jean-Baptiste de Lasalle, véritable petit chef d'oeuvre d'aménagement urbain. Un pont mène à l'île Saint-Quentin, au grand plaisir des familles d'ouvriers.

La Ville a gagné un vaste espace de développement vers le nord-ouest, avec l'annexion de Saint-Michel des Forges. C'est là, aux Forges, que l'on retrouve deux nouveaux équipements publics porteurs d'avenir: une usine de filtration et un aéroport régional. Quant au port, il est devenu plus important, avec l'ouverture de la Voie maritime du Saint-Laurent.

La Ville a gagné un Centre des études universitaires qui deviendra l'Université du Québec à Trois-Rivières. Elle a gagné aussi une station de télévision, CKTM-TV, premier jalon de ce qui deviendra l'empire Cogeco.

Le Québec a été découpé en neuf régions administratives et Trois-Rivières se retrouve capitale d'un espace régional qui va de La Tuque à Drummondville et Victoriaville. C'est l'assurance de recevoir les directions régionales des ministères, des agences et des sociétés d'état, avec tous les emplois que cela suppose. Cette capitale régionale aura un hôtel de ville à la hauteur de ses ambitions: il est en chantier et sera doublé d'un centre culturel.

Le pont sur le Saint-Laurent est en chantier lui aussi, avec ouverture prévue en 1967. Petit détail: le pont ne débouchera pas à Trois-Rivières, mais plutôt sur le territoire de la municipalité de paroisse incorporée sous le nom de «Trois-Rivières-Ouest». Sur ce même territoire vont bientôt se croiser les autoroutes 40 et 55. Ville de banlieue en pleine expansion, Trois-Rivières-Ouest est passée de 2600 habitants en 1956 à plus de 6300 en 1966.

On note aussi une bonne croissance dans les autres villes de l'agglomération, alors qu'à Trois-Rivières même, la démographie piétine va bientôt commencer à diminuer. Pas de doute: chez nous comme ailleurs, la croissance de la ville-centre se fait en périphérie. Il faudra en tenir compte.

Autre sujet d'inquiétude: de Trois-Rivières à La Tuque, le règne de la grande industrie est bel et bien terminé. Les intervenants socio-économiques, Chambres de commerce en tête, lancent des avertissements aux élus de tous les niveaux: il faut trouver de nouvelles sources d'emplois.

Oui, en dix ans, Trois-Rivières a beaucoup, beaucoup changé et Gilles Beaudoin est sensible à cette évolution. Son passage à la présidence de la Chambre sénior va lui donner une idée juste des projets, des enjeux, des opportunités et des menaces. Il va aussi y recruter de précieux alliés, qui voient en lui un leader régional.

Une élection municipale s'annonce pour 1970 et le maire sortant René Matteau ne reviendra pas. En éditorial, les deux Gagnon, Fernand au Nouvelliste et Magloire à CHLN, lancent un appel public de candidatures. Gilles Beaudoin va répondre «présent».

(À suivre)

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