L'assourdissant silence népalais

À l'école Victor Hugo Manjushree Vidyapit de Katmandou,... (Photo: Facebook)

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À l'école Victor Hugo Manjushree Vidyapit de Katmandou, un jeune enfant attend parmi les gravats que son école soit reconstruite.

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Le monde vu d'ici

Texte sur l'actualité internationale du Comité de solidarité de Trois-Rivières. »

Jean-Marc Lord
Le Nouvelliste

(Collaboration spéciale) Après le séisme, le silence. Même si la situation au Népal ne brille quasiment plus sur l'écran radar de l'information continue, les besoins sur le terrain sont encore nombreux après le violent tremblement de terre du 25 avril dernier. Les victimes se comptent par milliers sous les décombres et la reconstruction est loin d'avoir remis sur ses rails les infrastructures nécessaires au bon fonctionnement du pays.

Maintenant plus que jamais, la solidarité internationale doit (re)mettre l'épaule à la roue, à quelques jours de la saison des moussons où l'on pourrait voir s'additionner aux malheurs déjà palpables des problématiques d'ordre sanitaire.

État de situation

Plus d'un mois et demi après cet historique séisme qui a fait trembler les murs de la capitale, Katmandou, les besoins sont toujours criants.

Au delà des 8600 personnes décédées, des 17 800 blessés, des 8 millions de Népalais touchés (le tiers de la population), des bâtiments classés patrimoine mondial de l'UNESCO en ruine, des 400 000 maisons écroulées, ce sont plus de deux millions de nouveaux sans-logis qui manquent toujours de tout. Eau, nourriture, abri, ils sont désormais légion à vivre sous la belle étoile sur le toit du monde.

Aide internationale

La communauté internationale a agi rapidement pour répondre à l'urgence. Les 47 répliques qui ont suivi le séisme originel n'avaient pas encore semé le chaos que déjà les pays limitrophes faisaient parvenir secouristes, tentes, couvertures, médicaments. Le gouvernement canadien s'est contenté d'un chèque de 10 millions $, un montant dérisoire en regard de l'ampleur du séisme.

Le 28 mai, l'armée canadienne rapatriait son équipe d'intervention en cas de catastrophe(EICC), plantant ainsi le dernier clou dans le cercueil de l'aide canadienne apportée aux Népalais.

Et pourtant, à peine 20 % des débours nécessaires à la reconstruction se sont rendus à destination. L'ONU estime à 423 millions $ l'enveloppe de base indispensable, cela uniquement pour faire face à la crise qui se joue au coeur de ce joyau accroché au flanc de l'Himalaya.

L'Organisation internationale des migrations (OIM) a même déploré qu'alors que son réseau de distribution est prêt à venir en aide aux sinistrés, ses coffres, son garde-manger et sa pharmacie sont actuellement vides.

Solidarité régionale

Pour les remplir, une multitude d'actions solidaires ont été amorcées au Québec. De la rivière des Outaouais aux Îles-de-la-Madeleine, des appels à la solidarité ont répondu en écho aux appels lancés par le gouvernement népalais et l'Organisation des Nations unies (ONU). Marches de solidarité à Québec, souper-bénéfice à Baie-Comeau, collecte de fonds à Trois-Rivières, autant de petits pas de sherpa qui aideront la communauté népalaise à surmonter la montagne de défis qui se dresse devant elle.

À l'heure de la mondialisation de l'information où les catastrophes naturelles s'enfilent à la queue leu leu, il importe plus que jamais que les gouvernements et les citoyens épargnés par la nature ne laissent pas tomber le Népal dans un silence assourdissant.

Pour en savoir plus et soutenir le peuple népalais

www.lemonde.fr/seisme-au-nepal

www.cs3r.org

www.croixrouge.ca

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