Jour de la Terre: vaut mieux pour nous tous qu'elle tourne rond

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Le monde vu d'ici

Texte sur l'actualité internationale du Comité de solidarité de Trois-Rivières. »

Denis Labelle
Le Nouvelliste

(Collaboration spéciale) Le Jour de la Terre fut célébré pour la première fois le 22 avril 1970, lorsque le sénateur américain Gaylord Nelson encouragea les étudiants à mettre sur pied des projets de sensibilisation à l'environnement dans leurs communautés. Gaylord Nelson a proposé la première protestation environnementale d'envergure sur le territoire américain pour secouer l'establishment politique et forcer l'insertion de la problématique environnementale à l'agenda national. Le Jour de la Terre fait résonner haut et fort le message que des citoyens de toute la planète souhaitent une action rapide et décisive en faveur de l'énergie «propre». Aujourd'hui, c'est plus de 1 milliard de personnes dans 192 pays qui passent à l'action chaque année dans le cadre du Jour de la Terre.

Une Terre qui se réchauffe

La preuve est faite que le changement climatique nuit déjà aux populations les plus pauvres. Il détériore les infrastructures, menace les villes côtières, réduit le rendement des cultures agricoles et altère parallèlement nos océans en mettant en péril les stocks de poissons et les espèces. Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) des Nations Unies a démontré, d'une manière plus claire que jamais, que le changement climatique est un problème réel qui affecte tous les continents et océans. Des rapports successifs du GIEC sont catégoriques: nous sommes mal préparés pour gérer les risques liés à la modification du climat et ses effets, et les émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial augmentent plus rapidement que jamais en dépit des efforts engagés pour les réduire. Personne n'échappera à ces effets.

Le changement climatique constitue une menace grave pour la stabilité des économies tant locales qu'internationales. Si des mesures d'atténuation ne sont pas prises de toute urgence, il ne sera pas possible de mettre fin à l'extrême pauvreté à l'horizon 2030. Au total, combien de gens seront affectés pas la désertification de leurs terres, par l'élévation du niveau des mers, par de plus fréquentes inondations, des cyclones ou des glissements de terrain? Combien de personnes devront abandonner leur ville pour trouver un milieu plus sûr? On connaît bien le terme «réfugiés politiques». Désormais plusieurs pays comptent de plus en plus de «réfugiés climatiques».

Agir maintenant

Les pays du Nord doivent apporter une réponse cohérente en réduisant fortement leurs émissions de GES mais aussi en soutenant un développement «propre» dans les pays émergents et le renforcement des capacités d'adaptation des pays les plus vulnérables. Malgré l'ampleur du désastre écologique, il est toujours possible d'agir. Que ce soit en sensibilisant, en revendiquant, en recyclant, en réutilisant ou en économisant l'énergie, chacun d'entre nous peut faire sa part pour le mieux-être de la planète. L'utilisation des transports en commun et la réduction du volume de déchets domestiques sont d'autres façons de rendre notre quotidien plus écologique. L'avenir et la sauvegarde de la planète sont l'affaire de tous !

Pour en savoir plus

Comité de Solidarité/Trois-Rivières - www.cs3r.org

Réseau In-Terre-Actif - www.in-terre-actif.com

Programme des Nations Unies pour l'environnement - www.unep.org

Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (GIEC) - www.ipcc.ch

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