Le géant brésilien aux urnes

Dilma Rousseff et Aecio Neves.... (PHOTOS PAULO WHITAKER, REUTERS)

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Dilma Rousseff et Aecio Neves.

PHOTOS PAULO WHITAKER, REUTERS

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Texte sur l'actualité internationale du Comité de solidarité de Trois-Rivières. »

Comité de solidarité/Trois-Rivières
Le Nouvelliste

Le Brésil va élire le 26 octobre son président ou sa présidente. On se rappelle que le premier tour de l'élection, tenu le 5 octobre dernier, a désigné les deux principaux candidats qui s'affronteront le 26 octobre.

Alors que des sondages les donnent à peu près à égalité, qui de la présidente sortante, Dilma Rousseff, ou du candidat Aecio Neves, l'emportera? Entre la gauche et la droite, quelles politiques seront mises de l'avant au cours des quatre prochaines années et quels sont les principaux enjeux de cette élection?

Un peu d'histoire

Ancienne colonie portugaise qui a longtemps vécu sous la coupe de dictatures militaires, le Brésil était autrefois abonné aux classements désastreux en termes d'inégalités et de non-respect des droits humains. Ce n'est qu'à partir de 1985 que la démocratie s'installe. Toutefois, les politiques de droite néolibérale et d'austérité des gouvernements successifs creusent encore les inégalités et alimentent la grogne populaire.

En 2003, l'élection du très populaire président Lula da Silva, candidat du Parti des Travailleurs (gauche) crée une onde de choc salutaire. Les politiques de redistribution équitable de la richesse qu'il met de l'avant améliorent la plupart des indicateurs sociaux. On estime généralement que ces politiques ont permis à 40 millions de personnes de sortir de la pauvreté et d'accéder à la classe moyenne, tout en propulsant le Brésil au rang de puissance économique émergente.

Les enjeux de l'élection

Même si elle est l'héritière de l'ex-président Lula, rien n'est gagné pour l'actuelle présidente Dilma Rousseff. Le Brésil n'a pas échappé à la crise financière de 2008 et le pays stagne maintenant en termes de croissance économique et de création d'emplois. Rappelons que pendant la Coupe du Monde de soccer qui avait lieu au Brésil cet été, les Brésiliens et les Brésiliennes sont sortis en masse dans les rues pour protester contre les difficultés économiques qui affectent la toute nouvelle classe moyenne brésilienne et les plus démunis.

Les protestations portaient aussi sur la corruption de membres de l'élite accusés de profiter des milliards investis pour la Coupe du Monde et pour les Jeux olympiques de 2016. Selon plusieurs analystes, le choix que fera le Brésil le 26 octobre est très clair.

Ils ont à choisir entre le candidat Neves qui souhaite le retour de la droite au pouvoir avec des politiques d'austérité et un alignement sur l'économie américaine en général, ou la candidate Rousseff, qui malgré quelques dérapages dans son premier mandat, souhaite poursuivre le travail amorcé pour faire du Brésil un pays où la croissance économique est mise au service de tout le monde, et qui demeure un allié essentiel des autres pays de la zone sud-américaine.

Pour en savoir plus

> www.cs3r.org

> www.medelu.org

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