La Libye, toujours en guerre civile

En février 2011, le printemps arabe fleurissait sur nombre de pays arabes. De... (Carte géographique, Martin Rinfret)

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Texte sur l'actualité internationale du Comité de solidarité de Trois-Rivières. »

Comité de solidarité/Trois-Rivières
Le Nouvelliste

En février 2011, le printemps arabe fleurissait sur nombre de pays arabes. De la Tunisie à la Syrie en passant par l'Égypte et les monarchies du Golfe, un vent d'espoir a soufflé sur le monde arabo-musulman.

La Libye, dirigée d'une main de fer par Mouammar Kadhafi, n'y a pas échappé. Au pouvoir depuis plus de 41 ans, le colonel dictateur a fait face à une rébellion féroce, déterminée à le renverser.

Au Conseil de sécurité de l'ONU, les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne, invoquant le devoir d'ingérence humanitaire, ont réussi, non sans peine, à éviter le véto de la Chine et de la Russie pour une opération militaire visant à soutenir la rébellion.

On connaît la suite, les forces fidèles au colonel dictateur, affaiblies par les bombardements de la coalition, n'ont pu résister aux assauts conjoints des forces rebelles. En octobre 2011, le colonel Kadhafi est finalement capturé et tué.

Comment se porte la Libye aujourd'hui?

Trois ans sont passés depuis. Ceux à qui on annonçait des «lendemains qui chantent» après le départ du dictateur, vivent aujourd'hui les heures les plus sombres. Le pays est au bord de la guerre civile alors que, à Tripoli même, les milices, lourdement équipées et armées par la coalition internationale, se disputent le contrôle de l'aéroport de la capitale.

Les objectifs de démocratie et de droits humains annoncés par les pays de la coalition ne sont plus qu'un rêve évanoui. Coincée entre les différentes factions et tribus qui revendiquent maintenant le pouvoir ou le contrôle de portions de territoires, la population civile subit les affres d'une guerre qui n'en finit plus. Les zones de combat se multiplient un peu partout dans le pays et deux gouvernements se disputent la légitimité du pouvoir.

L'échec de l'intervention militaire étrangère

Au-delà du départ du colonel dictateur, l'intervention étrangère, comme en Irak et en Afghanistan, est suivie de développements dramatiques sur le plan des droits humains et pour la sécurité internationale. La Libye est devenue une véritable poudrière et un entrepôt à ciel ouvert d'armes lourdes et légères pour les nombreux groupes islamistes radicaux qui opèrent au Sahel.

Si la rébellion et l'intervention étrangère ont permis de débarrasser le pays du dictateur Kadhafi, c'est au prix d'infrastructures détruites, d'une insécurité permanente causée par des affrontements armés quasi quotidiens. Loin de favoriser la paix et la démocratie, l'intervention militaire étrangère, en voulant imposer «sa solution» par la force, a plutôt mis en place les conditions favorables à une situation chaotique durable qui ne contribue aucunement au bien-être des Libyennes et des Libyens.

L'ONU tente actuellement de faciliter le dialogue entre les principales factions qui s'affrontent en Libye; une initiative positive qui aurait dû prévaloir, en 2011, sur le choix de l'intervention militaire étrangère prônée par les pays de la coalition internationale.

Pour en savoir plus

>www.cs3r.org

>www.jeuneafrique.com

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