Raïf Badawi: Trudeau pas prêt à s'impliquer personnellement

Justin Trudeau... (Photo PC)

Agrandir

Justin Trudeau

Photo PC

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Ottawa

Le premier ministre Justin Trudeau n'est pas prêt à prendre le téléphone pour réclamer personnellement auprès des autorités saoudiennes la libération du blogueur Raïf Badawi.

Raif Badawi... (PHOTO D'ARCHIVES) - image 1.0

Agrandir

Raif Badawi

PHOTO D'ARCHIVES

Dans le cadre d'une entrevue de fin d'année accordée au bureau parlementaire de La Presse Canadienne, mercredi, le chef du Parti libéral du Canada (PLC) a soutenu que cela n'était «pas dans (ses) plans immédiats».

Pourtant, à l'époque où les libéraux étaient dans les banquettes de l'opposition, des députés devenus ministres - Marc Garneau et Stéphane Dion - exhortaient l'ancien premier ministre Stephen Harper à appeler Ryad afin de faire pression directement auprès du roi d'Arabie saoudite.

L'épouse du blogueur, qui s'est réfugiée au Québec avec ses trois enfants, a interpellé Justin Trudeau peu après que les troupes libérales eurent été portées au pouvoir. Ensaf Haidar a imploré le premier ministre de parler «directement» avec le gouvernement saoudien pour lui demander de gracier son mari.

Le chef libéral a précisé mercredi avoir confié à son ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, le mandat de faire progresser le dossier de M. Badawi, condamné à 1000 coups de fouet et dix ans d'emprisonnement pour avoir prôné la libéralisation du régime saoudien.

Le ministre Dion «est en train de souligner, de mettre de la pression» sur l'Arabie saoudite pour l'enjoindre «à respecter les principes de droit international», a assuré M. Trudeau.

Le diplomate en chef du Canada doit d'ailleurs rencontrer, jeudi, à Ottawa, son homologue saoudien, Adel Al-Joubeir. Il compte «soulever la question des droits de la personne en Arabie saoudite», est-il précisé dans le communiqué publié par le gouvernement canadien.

L'organisation Amnistie internationale, qui se bat aux côtés de Mme Haidar depuis des mois, continue de croire en la «bonne volonté» du gouvernement en place depuis le 4 novembre et veut ainsi «laisser la chance au coureur», a expliqué sa porte-parole Anne Sainte-Marie.

«Par contre, si on ne voit pas de mouvement, on va penser que leur passage de l'opposition au gouvernement leur a fait perdre cette bonne volonté et nous allons hausser le ton», a-t-elle prévenu.

Le Parlement de l'Union européenne a décerné le prix Sakharov 2015 à Raïf Badawi. Son épouse est allée cueillir mercredi à Strasbourg, en France, la prestigieuse récompense remise aux personnes ayant apporté une contribution exceptionnelle à la lutte pour les droits de l'homme dans le monde.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer